Un Orferois aux commandes des plus grosses compétitions de «freeride» au monde

Par Pierre-Olivier Girard
Un Orferois aux commandes des plus grosses compétitions de «freeride» au monde
Émile Lavoie est directeur des communications pour la Freeride World Tour depuis mars dernier. Son bureau est basé à Lausanne en Suisse.

HIVER. Ayant grandi à Orford, Émile Lavoie vit aujourd’hui un rêve plus grand que nature alors qu’il a été recruté au sein de la référence mondiale dans l’organisation de compétition de «freeride». Émile Lavoie est littéralement né avec une paire de skis dans les pieds. Pour lui, le Mont-Orford et les montagnes environnantes ont longtemps été – et le sont encore lors de ses retours au bercail – un véritable terrain de jeu. Il n’est donc pas surprenant de le voir aujourd’hui aux commandes des plus grosses compétitions de «freeride» présentées sur la planète. En mars dernier, il a été approché pour se joindre au Freeride World Tour (FWT), basée en Suisse. Il s’est alors vu confier le poste de directeur des communications après avoir fait ses marques en Colombie-Britannique, où tout a commencé en 2014. «Après un stage à la station de ski du mont Sutton, je suis parti travailler à Kicking Horse Mountain Resort en Colombie-Britannique, où il y avait des compétitions amicales de «freeride». J’ai d’abord été embauché comme serveur, mais j’ai vite gravi les échelons jusqu’à prendre en main l’événement. Ce dernier est devenu le plus important au Canada, même en Amérique du Nord», raconte le jeune homme de 27 ans. Ce succès lui a valu bien des éloges, mais surtout un poste au sein de la FWT. Depuis son embauche, ses journées sont tout sauf routinières. En plus de gérer une équipe d’environ huit employés – un nombre qui triple lors des journées de compétitions –, il s’envole d’un pays à l’autre pour préparer les compétitions à venir, dont les plus importantes sont visionnées par des millions de spectateurs. Bref, des responsabilités qui exigent une logistique et une précision sans faille.

Dans son travail, Émile Lavoie (à gauche) côtoient les meilleurs skieurs de la planète. Il est photographié ici avec le Canadien Logan Pehota. (Photo gracieuseté)
Côtoyer des idoles de jeunesse Un travail «très exigeant», mais qui sort tout droit d’un rêve. «Parfois, je me dis que c’est trop beau pour être vrai, confie-t-il. Je travaille avec les meilleurs skieurs de la planète, des idoles que je regardais dans des films quand j’étais plus petit. C’est comme si je côtoyais les meilleurs joueurs de hockey au monde. Ça fait rêver, mais en même temps, le challenge est immense et tout roule à vitesse grand V. Quand je reviens au Canada, tout semble au ralenti, et pourtant Puisque sa famille et ses meilleurs amis sont encore dans la région, Émile Lavoie essaie de revenir à la maison une à deux fois par année. Il s’est permis d’ailleurs deux visites rapprochées au cours des derniers mois et il compte bien revenir au début 2019, tout juste après un arrêt au Japon. «Quand j’ai quitté le Québec pour la Colombie-Britannique, j’ai dû recommencer ma vie à zéro. Ç’a été la même chose depuis que j’ai choisi de m’installer en Suisse. Et ce n’est pas toujours facile. Des hauts et des bas, j’en ai vécus. Une chance que le «freeride», c’est comme une grosse famille. Je suis le seul nord-américain dans l’équipe, mais je me sens un peu comme chez nous. Reste qu’il n’y a rien qui peut remplacer du temps passé à Orford avec ma gang», ajoute-t-il. Un rêve bien québécois Alors qu’il est au cœur du développement international de son sport, Émile Lavoie rêve d’organiser une première compétition du FWT au Québec. Il a déjà fait des démarches auprès des gestionnaires des montagnes Chic-Chocs en Gaspésie, un endroit qui se prêterait «parfaitement» au jeu. «Ce serait une excellente façon de mettre en lumière nos talents d’ici, d’autant plus que le «freeride» gagne en popularité au Québec. On le voit au Mont-Orford où il y a de plus en plus d’adeptes des peaux de phoque. Pour l’instant, c’est davantage un rêve car le temps me manque pour m’y consacrer sérieusement», conclut-il.

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