Le mouvement zéro déchet gagne Magog

Par Pierre-Olivier Girard
Le mouvement zéro déchet gagne Magog
Les épiceries zéro déchet sont de plus en plus populaires au Québec.

ENVIRONNEMENT. Le mouvement zéro déchet gagne en popularité aux quatre coins de la province et Magog ne fait pas exception, avec deux initiatives qui s’inspirent de ce mouvement. Un premier pas en ce sens est l’ouverture prochaine d’une épicerie de quartier baptisée «123Zero», où les déchets et le gaspillage seront réduits à leur plus simple expression. Même s’il demeure encore marginal, ce mode de vie est déjà bien ancré chez les personnes qui l’ont adopté. Comme l’explique l’instigatrice du projet, Geneviève Boutot, le but n’est pas de faire compétition aux épiceries traditionnelles, mais d’offrir un complément à l’offre actuelle pour les consommateurs ayant à cœur l’environnement. Concrètement, il s’agit d’un commerce d’alimentation en vrac avec des produits majoritairement biologiques. En plus du volet alimentaire, on offrira des produits ménagers et d’hygiène corporelle. «Les clients devront apporter leurs contenants propres, qui seront pesés à l’arrivée, et paieront seulement pour le contenu. Au lieu des sacs de plastique, qui sont un véritable fléau, on offrira des contenants consignés ou des sacs de papier. Tout sera pensé et réfléchi pour un emballage minimal, réduire la consommation et réutiliser au maximum tous les contenants, notamment avec nos fournisseurs. On va aussi favoriser les producteurs locaux et, évidemment, tous les rebus seront recyclés et compostés», soutient la propriétaire.   Déjà populaire Il s’agira d’un premier saut en affaires pour l’Orferoise, qui demeure convaincue que son offre répondra à un grand besoin. Depuis qu’elle en a fait l’annonce, plusieurs personnes se sont déjà manifestées pour lui offrir un coup de main bénévolement. «Je suis convaincue que ce mouvement n’est pas juste une mode, croit-elle. Un changement majeur est nécessaire si nous voulons laisser un environnement sain à nos enfants. Tôt ou tard, on n’aura pas le choix de s’y mettre puisque l’urgence climatique est bien réelle.» Au-delà de brasser des affaires, Mme Boutot veut utiliser son commerce de proximité comme un outil de sensibilisation. Elle veut favoriser les rencontres et partager au maximum ses connaissances pour changer les habitudes. «Je ne suis pas parfaite, loin de là, mais je fais mon possible pour réduire mon empreinte environnementale. Et c’est plus facile qu’on se l’imagine. Là où j’ai eu le plus de difficulté, c’est avec l’alimentation. Voilà pourquoi j’ai eu envie d’offrir cette solution», conclut-elle. L’ouverture est prévue d’ici le printemps prochain. Toutefois, le choix du local à Magog était encore indéterminé au moment d’écrire ces lignes.   Zéro déchet, un café à la fois Une autre initiative «verte» s’est mise en branle dernièrement. Il s’agit d’un service de livraison de café zéro déchet, offert par l’Auberge jeunesse Magog-Orford, pour les employés des entreprises du centre-ville de Magog. Concrètement, le café est livré dans des thermos et le lait, la crème ainsi que le sucre sont servis dans des bocaux réutilisables. «Tout a été pensé pour qu’aucun déchet ne soit produit, soutient la directrice générale de l’établissement, Romy Quenneville-Girard. De la petite paille qui est normalement utilisée pour mélanger le café à l’envoi de la facture. Celle-ci se fait uniquement par courriel.» Depuis le lancement de son service, l’Auberge a reçu plusieurs demandes, même d’entreprises de Sherbrooke. Un engouement qui réjouit au plus haut point la directrice. «C’est un petit geste. Il n’y a rien de grandiose, mais c’est différent et nouveau. Je dirais, à la limite, que c’est audacieux puisqu’on ne suit pas l’ordre établit des choses. Mon but est simplement d’inspirer d’autres entreprises à emboîter le pas et à faire une différence à leur tour, une étape à la fois», conclut Mme Quenneville-Girard.

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Collerette
Invité
Collerette

Très belle initiative on devrait en avoir plus. Bravo

Danielle
Invité
Danielle

C’est quelque chose qui me plaît et que je voudrais bien voir dans mon quartier!

Lise Girouard
Invité
Lise Girouard

On sait tous que les produits bio sont très dispendieux, donc plusieurs ne pourront s’en procurer