Il y a 30 ans, Magog était à l’aube d’une année «historique»

Par le reflet du lac
Il y a 30 ans, Magog était à l’aube d’une année «historique»
Le maire Paul-René Gilbert et le président du comité des fêtes du centenaire, Yves Grandmaison. À l’arrière à droite, Fernande Gagnon, alias Madame centenaire.

Par Serge Gaudreau

Les Magogois ont rarement pris le temps de célébrer leur histoire. Au milieu des années 1980, on décide de remédier à la situation. Des citoyens influents s’impliquent afin que l’on souligne dignement le centenaire de la municipalité de village de Magog, un événement survenu en janvier 1888.

Parmi eux, on compte Jacques Boisvert, le fondateur de la Société d’histoire du lac Memphrémagog. Un comité de bénévoles, appuyé par le conseil de ville et le maire Paul-René Gilbert, est formé. Il a d’abord à sa tête Lise Moquin, avant qu’Yves Grandmaison, un dynamique barbier de la rue Principale, n’en prenne les rênes.

Le 18 janvier 1988, on dévoile un programme d’activités diversifiées s’étalant sur toute l’année : congrès des Lions, Jeux mondiaux des journalistes, championnat canadien d’escrime, partie de balle-molle impliquant les Canadiens de Montréal, réunion des membres de la frégate HMCS Magog, exposition de peintures inspirées par le lac Memphrémagog, etc. Le public présent lors de ces activités a souvent l’occasion de croiser Monsieur et Madame Centenaire. Il s’agit de Rosaire et Fernande Gagnon, un couple de Magogois agissant en quelque sorte comme les ambassadeurs de cette année de festivités.

Parmi les points d’orgue de cette programmation, on retrouve trois spectacles musicaux présentés à l’aréna de Magog : le Groupe Show, Édith Butler et la formation rock The Box. Cette année mouvementée se clôture aussi en musique. Le 3 décembre, la choralie «Chantons Noël» est organisée par le chœur Renaissance à l’église Saint-Patrice.

L’année du centenaire vient également avec un legs. Le 1er juin 1988, un groupe de bénévoles fonde la Société d’histoire de Magog (SHM). Avec à sa tête la présidente Andrée Chartrand, cet organisme aura comme priorité la conservation et la diffusion des informations à caractère historique.

Le temps est également venu de rafraîchir les connaissances des Magogois. Grâce à l’implication financière de la Ville de Magog, deux chercheurs, Onil Dionne et Rock Lapalme, publient une nouvelle synthèse intitulée «Magog : Cent ans et plus d’histoire».

Tiré à 3000 exemplaires, cet ouvrage de 265 pages, lancé en grande pompe en juin 1988, apporte un nouvel éclairage sur l’évolution de la ville qui se prépare à entrer dans le deuxième siècle de son histoire. Avec la création de la SHM, qui est annoncée le même jour, le passé de Magog a un nouvel avenir devant lui.

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