L’école Saint-Patrice a 100 ans

Par superadmin
L’école Saint-Patrice a 100 ans
Cette photo de l'école Saint-Patrice a été prise en 1915

L’année 2015 est marquée de plusieurs anniversaires dans le milieu de l’éducation à Magog. L’un d’eux est le 100e de la construction de l’école, connue aujourd’hui sous le vocable d’école Brassard-Saint-Patrice, Pavillon Saint-Patrice.

Un retour en arrière s’impose pour mieux saisir l’évolution de l’enseignement à la population catholique de Magog. Depuis 1856, il n’existait qu’une commission scolaire protestante. Les catholiques, dont les taxes étaient versées à cet organisme, estimaient que leurs droits étaient lésés et réclamaient la leur. En 1879, ils créent les Syndics de la minorité dissidente catholique de Magog. En 1881-82, ces derniers font construire la première école catholique (24 pi. X 40), sur la rue Principale, face au parc des Braves. L’enseignement était dispensé par trois institutrices laïques.

À cause de l’augmentation de la population à la suite de l’arrivée du textile, et de la proximité du chemin de fer, ce site est jugé dangereux, et une relocalisation devient nécessaire. En 1884-1885, une école (45 X 30 pi.) de deux étages est construite à l’intersection de la rue St-Patrice, et de celle qui deviendra la rue du Collège. Il s’agit d’une école mixte qui reçoit, dès septembre 1885, quelque 150 filles et garçons, dont l’enseignement est confié aux Soeurs Marianites de Sainte-Croix.

En 1890, sous l’influence du curé Charles-Édouard Milette, une Commission scolaire catholique est enfin créée. En 1891, il est décidé de séparer les filles des garçons. Les premières recevront désormais leur enseignement dans la chapelle, construite en 1859-61 sur le site du Centre communautaire actuel, et dans le presbytère adjacent, construit en 1876. Le nouveau collège est consacré aux garçons et, en 1895, l’enseignement est confié aux Frères du Sacré-Coeur. Dès leur arrivée, les locaux deviennent exigus et un agrandissement s’impose. L’école sera désormais connue sous le vocable Académie Saint-Patrice.

En 1915, la commission scolaire procède à la construction d’un édifice de brique, avec des locaux plus spacieux et modernes. La partie originale de l’ancien collège est vendue à l’encan puis déménagée plus haut sur la rue du Collège, côté ouest. C’est aujourd’hui un bâtiment à plusieurs logements, mais la structure du vieux collège est encore identifiable.

La population d’élèves continue de croitre et, en 1934, les classes sont surpeuplées. La paroisse Ste-Marguerite réclame son école pour garçons, mais la commission scolaire opte pour un agrandissement de l’Académie St-Patrice. Une nouvelle aile de 61 pi. X 30 de quatre étages est ajoutée. Quatre ans plus tard, Ste-Marguerite-Marie aura enfin son école pour garçons dirigée par les Frères du Sacré-Coeur.

Deux événements importants surviennent en 1939. En janvier, le collège abrite la nouvelle École des arts et métiers avec le professeur Jean Chalifoux, diplômé de l’École technique de Montréal. Cet enseignement y sera maintenu jusqu’à la construction du Pavillon des loisirs, en 1961. Le 4 juin 1939, plus de 450 anciens élèves assistent à la première réunion de l’amicale. Une messe solennelle est célébrée, suivie d’un banquet, d’une assemblée générale avec élection d’un comité exécutif, et la journée se termine par une soirée récréative. Il est alors estimé que, depuis 1895, plus de 5000 élèves sont passés par l’école St-Patrice des Frères du Sacré-Coeur.

En 1960-61, le Pavillon des loisirs est ajouté à l’école. Construite au coût de 325 000 $, cette annexe contient une salle de jeux, un gymnase moderne, et une section est consacrée à l’artisanat, dont la céramique. L’édifice loge aussi la Commission scolaire catholique de Magog.

Le Collège (école, académie) Saint-Patrice a déjà offert des cours de la première à la onzième année, soit les niveaux primaire et secondaire. Avec la réforme des années 1960, la création des CÉGEPS et la disparition des couvents et des collèges, il devient une école secondaire mixte, avant de renouer avec le primaire avec l’ouverture de la polyvalente La Ruche, en 1974.

Maurice Langlois

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