Une marche de 900 km sur le «Compostelle québécois»

Par Patrick Trudeau
Une marche de 900 km sur le «Compostelle québécois»
Monique Poirier et Leslie John Hopper ont entamé leur «Compostelle québécois» le 21 mai à Magog.

AVENTURE. Quelques semaines après avoir tourné la page sur sa carrière d’aubergiste, Monique Poirier entreprend un nouveau départ professionnel et personnel, une aventure qui débute symboliquement par une marche de 900 km entre l’Estrie et la Gaspésie.

Mme Poirier et son conjoint Leslie John Hopper font partie des sept marcheurs qui effectueront la totalité du Chemin de St-Rémi, un nouveau circuit de marche qui s’étend de St-Adrien (Bois-Francs) jusqu’à la Vallée de la Matapédia. Leur arrivée est prévue le 4 juillet à Ste-Florence.

À l’exemple de ce qui se fait déjà sur le mythique St-Jacques de Compostelle, le Chemin de St-Rémi propose un trajet sur de petites routes de campagne et à travers une cinquantaine de municipalités.

Tout au long du parcours, des endroits sont prévus pour l’hébergement (centre communautaire, auberge, sous-sol d’église, etc.). Les marcheurs doivent cependant transporter leurs vêtements et leurs effets personnels dans un sac à dos. «Tout est calculé pour prendre le minimum d’espace et de poids; le plus lourd, ce sont les bouteilles d’eau. J’ai souvent fait des expéditions en altitude, mais il y avait toujours des porteurs pour s’occuper de notre équipement. Cette fois, ce sera bien différent», a lancé Monique Poirier, tout juste avant de prendre le départ de Magog, le 21 mai dernier.

«Nous avons prévu un budget de 65$ par jour par personne, pour défrayer les coûts d’hébergement et de nourriture», ajoute-t-elle.

Bien que le Chemin de St-Rémi se mettait en branle le 24 mai seulement à St-Adrien, Mme Poirier et M. Hopper tenaient à amorcer leur périple à partir de leur nouvelle résidence, trois jours plus tôt. «Symboliquement, c’était important pour nous de démarrer ça à Magog, même si ça nous rajoute une centaine de kilomètres par rapport au trajet officiel (800 km). Quoi qu’il en soit, chacun est libre de choisir la longueur de son périple dans une telle aventure», rappelle l’ancienne propriétaire du gîte touristique À l’Ancestrale B&B.

Un attrait touristique

Ayant elle-même longtemps baigné dans l’industrie touristique, Monique Poirier est convaincue que le Chemin de St-Rémi apportera d’intéressantes retombées pour les municipalités impliquées. «C’est un circuit qui sera accessible à longueur d’année et il y a de plus en plus d’adeptes de la marche longue durée. Chaque année, il y a 2000 Québécois qui font le chemin de St-Jacques de Compostelle. Dorénavant, ils pourront le faire ici, au Québec», fait-elle valoir.

Rappelant que ce type d’expédition est avant tout un voyage d’intériorité, Mme Poirier est convaincue que ce nouveau défi l’aidera à lancer l’entreprise (123 santé-J’aime mon équilibre) qu’elle vient de mettre sur pied avec son conjoint. «Je sors du chemin d’aubergiste pour emprunter celui de ma nouvelle identité comme thérapeute en relation d’aide et celui de la massothérapie pour Leslie John. Mon désir est d’aider les gens en détresse psychologique. D’ailleurs, j’amène avec moi les gens qui souffrent et je vais laisser en chemin une partie de leur souffrance», image-t-elle.

On peut suivre le périple du couple magogois sur le site www.123sante.ca ou encore sur la page Facebook «Le Chemin de Saint-Rémi».

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