Roger Perreault, un modèle de fidélité et de longévité

Par Patrick Trudeau
Roger Perreault, un modèle de fidélité et de longévité
Passionné de sport… et des Rangers de New York

VÉTÉRAN. Roger Perreault a rarement fait les manchettes en raison de ses exploits sur la scène sportive. Et pourtant, peu de joueurs ont marqué les disciplines du hockey, de la balle et des quilles autant que lui au cours des 30 dernières années à Magog.

À 71 ans, Roger Perreault revendique d’importantes séquences de longévité dans différentes ligues pour adultes: 22 ans dans la Ligue de quilles Pizzeria Orford, 23 ans dans la Ligue de hockey Molson et 28 ans dans la Ligue de balle molle Services financiers de l’Estrie.

C’est même lui qui occupe la présidence de sa ligue de quilles, et ce, depuis 14 ans.

Bien qu’il ait dû se résigner à quitter le hockey et la balle tout récemment, il avoue être torturé par cette semi-retraite. «Je suis encore officiellement réserviste pour la Ligue Molson, mais je ne crois pas y retourner. Quand j’ai commencé à 46 ans, j’allais très vite à côté des gars de 60 ans. Mais, aujourd’hui, ce sont les autres qui passent vite à côté de moi. Heureusement, je joue aussi dans la Ligue du dernier coup de patin (pour les 60 ans et plus) depuis sept ans, et ça convient davantage à ma condition», affirme M. Perreault.

Comme la majorité des adultes évoluant dans des ligues récréatives, le septuagénaire y apprécie tout autant le côté social que sportif. «J’aime l’ambiance de l’aréna ou encore me retrouver sur un terrain de balle durant une belle soirée d’été. J’ai justement eu de la misère à arrêter la balle, parce que je ne voulais pas quitter «la gang» avec qui j’avais du plaisir tous les vendredis. J’aime le plaisir et je m’arrange pour qu’il y en ait autour de moi. Si je me fais agacer, c’est souvent parce que j’ai couru après», reconnaît ce bout-en-train.

Travailleur acharné

De taille modeste, Roger Perreault soutient avoir trimé dur pour faire sa place dans le sport.

Cette ardeur au boulot l’a caractérisé à tous les niveaux. «Je n’ai jamais eu un talent naturel comme bien d’autres gars, alors j’ai dû travailler plus fort que les autres pour obtenir des résultats. J’avais la même attitude sur le marché du travail. J’ai notamment oeuvré à la Buanderie de l’Estrie pendant 19 ans, et je pense avoir manqué une seule journée en raison de la maladie. Peu importe les conditions, je m’assurais de bien servir la clientèle».

«J’avais le même état d’esprit dans le sport. En 22 ans, j’ai manqué un maximum de quatre parties aux quilles. J’ai été blessé quelques fois au bras gauche, mais, heureusement, je lance de la droite», dit-il en riant.

Passionné au travail, en amitié et dans le sport, Roger Perreault est également enflammé lorsqu’il est question de son équipe de hockey favorite… les Rangers de New York. «J’ai déjà été un partisan des Canadiens, mais tout a basculé lorsqu’ils ont échangé mon idole, Doug Harvey, à New York. J’avais 17 ans à l’époque et je suis toujours demeuré fidèle aux Rangers depuis ce temps».

Lors des dernières séries éliminatoires, il a vécu un grand moment de bonheur lorsque sa formation a éliminé le Canadien en demi-finale. «Je regardais les matches en portant ma robe de chambre aux couleurs des Rangers et mon petit ourson collé sur moi. Mais, je m’assure d’être seul lorsqu’il y a du hockey à la télé, car je sais que je suis un peu trop intense», laisse-t-il entendre.

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