L’amitié

Par superadmin
L’amitié

L’amitié est un sentiment d’affection entre deux personnes : attachement, sympathie qu’une personne témoigne à une autre, être lié d’amitié avec quelqu’un, affection réciproque, attachement mutuel entre deux personnes.

Moi j’aime bien cette définition de l’amitié : «être ami, c’est aimer quelqu’un et partager avec lui, sans qu’il y ait nécessairement un lien de sang ou qu’il s’agisse d’une relation amoureuse». Jules Renard écrivait que l’amitié était le mariage de deux êtres qui ne peuvent pas coucher ensemble.

L’amitié n’a pas d’âge. L’amitié n’a pas de sexe. Dès notre jeune âge, à la maternelle, au primaire et au secondaire, la joie d’aller à l’école c’était de se retrouver avec nos amis. Dès qu’on arrivait à l’école, on se dirigeait directement vers celle ou celui qui était notre ami. Nos sentiments étaient purs à cette époque de nos vies; on aimait nos amis pour ce qu’ils étaient et non pour leur argent ou classes sociales ou autres qualificatifs mondains.

Pensionnaires au cours classique, (cégep aujourd’hui) nous étions tous habillés de la même façon avec nos costumes, nos habits, nos jupes de la même couleur. Pas de pauvre et pas de riche; tous des personnes égales, c’est ce qu’on percevait à cette époque. Nous avons alors créé des liens d’amitié qui, pour beaucoup, durent toute une vie. Personnellement, j’ai encore des amis gars et filles de l’époque du primaire et secondaire avec qui j’ai gardé un contact sporadique.

Je le crie très fort : non, les amis Facebook ne sont pas des amis. Les amis Facebook sont un leurre. On «like» nos amis sur Facebook, mais on aime nos vrais amis. Des amis dans le vrai sens du mot, nous n’en avons pas beaucoup. En anglais on peut dire «I like» ou «I love you» et en espagnol c’est «te amo» ou «te quiero».

C’est peut-être pour cela que nous, nous avons souvent de la difficulté à dire je t’aime; nous n’avons pas le synonyme qui nous permettrait de nuancer nos sentiments envers une personne. En anglais, on dit «I like my dog and I love my wife»; en français, on dit j’aime mon chien et j’aime ma femme

L’université a été pour moi une période intense de ma vie où l’amitié a joué un rôle important dans la réussite de mes études. Pendant quatre ans d’université, nous avons eu et partagé ensemble les mêmes joies, les mêmes peines, les mêmes problèmes, les mêmes objectifs. On étudiait ensemble, nos vacances étaient en même temps, nos examens étaient aussi en même temps. On se réjouissait ensemble de nos succès ou on se consolait ensemble de nos échecs. De toute façon, à cette époque, tout était prétexte pour faire le party. Cette amitié de quatre ami(e)s qui durent toujours après 44 ans, s’est construite pendant ces années universitaires.

Puis plus tard, c’est dans le bénévolat que se sont construites d’autres amitiés. Huit ans, intensément avec les mêmes personnes au conseil d’administration de la Traversée internationale du lac Memphrémagog, m’a permis de créer des liens d’amitié qui seront là le reste de mes jours. L’amitié dans son essence même du mot, nous permet de connaître vraiment les gens. Quelqu’un a déjà dit «qu’un ami c’est quelqu’un qui vous connaît vraiment et qui vous aime quand même».

Josée Blanchette écrivait dans Le Devoir, le 14 février 2014, un texte de St-Exupéry dans Le Petit Prince, «si tu veux un ami, apprivoise-moi! Que faut-il faire? dit le Petit Prince. Il faut être très patient, répondit le renard». Mais comment fait-on pour apprivoiser quelqu’un ? C’est très simple, lui offrir un chocolat de chez Venden Eynden, une tape sur l’épaule en passant, un baiser sur la joue quand on la rencontre et surtout un sourire. C’est vrai que l’amitié, ça pourrait ressembler à de l’amour, sans le sexe.

Josée Blanchette, toujours dans Le Devoir citait St-Exupéry : «Les hommes n’ont plus le temps de ne rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, ils n’ont plus d’amis».

Lors d’une partie de golf avec mon amie Monique et Christian, Roger m’avait pris comme son souffre douleur, il me taquinait continuellement. Éric Lucas qui jouait avec nous, me dit : «Laurent c’est parce qu’il t’aime». Remarquez, j’ai hâte qu’il se mettre à en aimer un autre, ceci dit amicalement. Lors de cette partie de golf, Éric a claqué une balle à plus de 300 verges. Jamais que Markus Beyer n’aurait frappé aussi loin une telle balle.

Ce fut une belle journée d’amitié. Pas plus compliqué que cela.

 

Me Laurent Pelletier

Avocat à la retraite

laurent@laupel.com

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