Projet Fauconnier: l’oiseau de proie déjà au boulot

Par Patrick Trudeau
Projet Fauconnier: l’oiseau de proie déjà au boulot
Dakota

PRÉDATEUR. Les opérations de surveillance visant à effaroucher les oiseaux nuisibles ont débuté le 16 juin dernier dans les hauteurs de la Baie de Magog.

Dakota, la buse de Harris utilisée pour l’occasion, a effectué de nombreuses envolées de reconnaissance, afin de s’acclimater à ce nouveau milieu.

Son objectif est d’instaurer «un climat de peur» auprès des espèces nuisibles comme les goélands et bernaches, qui sont responsables d’une bonne partie de la pollution des plages et eaux de baignades situées entre les pointes Merry et Cabana.

Intitulé «Projet Fauconnier», ce programme est supervisé par le Groupe Prévost-Fortin, qui se spécialise dans le contrôle aviaire et faunique.

Cette société compte de nombreuses opérations d’effarouchage dans les aéroports et les sites d’enfouissement sanitaires. «La présence des oiseaux de proie donne toujours des résultats positifs. Il ne faut toutefois pas s’attendre à ce que les espèces indésirables disparaissent du jour au lendemain. On parle davantage d’un projet à long terme», explique la fauconnière Marie-Ève Castonguay, qui est également vice-présidente du Groupe Prévost-Fortin.

Un faucon en relève

En service jusqu’à la fin de la présente semaine (29 juin), le «Projet Fauconnier» prendra une pause en juillet, avant de revenir pour toute la durée du mois d’août.

Cette fois, c’est un faucon gerfaut qui assurera la surveillance du secteur. «En raison de leur période de mue, les faucons n’étaient pas disponibles pour travailler en juin et juillet. C’est pourquoi ils feront leur entrée seulement en août», précise Mme Castonguay.

«Les résultats devraient être plus visibles à ce moment puisque le faucon est un oiseau beaucoup plus performant que la buse», ajoute-t-elle.

Sachant que ce projet-pilote attire passablement les regards à Magog, la fauconnière rappelle aux citoyens que les oiseaux de proie sont là pour travailler. «On évite volontairement les périodes de grande affluence, car ça fait trop de distractions pour l’oiseau en service. On peut répondre aux gens, car nous savons que ça suscite l’intérêt, mais on doit surtout s’occuper des oiseaux. Ce qu’on remarque toutefois, c’est que personne n’a été effrayé par notre présence», relate Marie-Ève Castonguay.

Rappelons qu’une conférence gratuite sur les oiseaux de proie sera offerte le dimanche 29 juin à 14 h, au Centre d’interprétation du Marais de LAMRAC.

Des experts de l’UQROP et du Groupe Prévost-Fortin y seront accompagnés de spécimens vivants et se feront un plaisir de répondre à toutes les questions.

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