Une première Coupe Stanley pour Yanic Perreault

Par Patrick Trudeau
Une première Coupe Stanley pour Yanic Perreault
De retour dans l'organisation des Black Hawks de Chicago

À peine arrivé dans l’organisation des Black Hawks de Chicago, le Magogois Yanic Perreault pourra se vanter de faire partie de l’équipe championne de la Coupe Stanley 2013, un exploit qui lui avait échappé durant ses 14 saisons comme joueur de la Ligue nationale.

Depuis le mois de mars dernier, l’ex-hockeyeur agit comme entraîneur au développement des joueurs (attaquants) chez les Black Hawks.

Même s’il était devant le téléviseur, il était un observateur attentif –et comblé -, lundi soir dernier, lorsque les Black Hawks ont marqué deux buts dans la dernière minute de jeu pour remporter une dramatique victoire de 3-2 contre les Bruins, et ainsi mettre la main sur leur deuxième Coupe Stanley en quatre ans. «Comme plusieurs, je m’attendais à ce qu’il y ait un septième match. C’est une façon spectaculaire de gagner la Coupe Stanley», s’est-il réjoui.

Si une joute ultime avait été nécessaire, sans doute aurait-il fait le voyage à Chicago ce mercredi. «J’ai assisté à plusieurs matches locaux durant les séries éliminatoires. C’est fou l’ambiance qu’il y avait dans l’amphithéâtre», a-t-il fait remarquer.

Auteur de 516 points (247-269) en 859 matches réguliers dans la LNH, Yanic Perreault a été embauché par l’organisation avec laquelle il a terminé sa carrière de joueur en 2007-2008.

Lors de cette dernière saison, il devait servir de modèle aux jeunes Jonathan Toews, Patrick Sharp et Patrick Kane, qui en étaient à leurs balbutiements dans la Ligue nationale. «Ils avaient enrôlé des vétérans comme moi et Martin Lapointe pour les encadrer. On se demandait comment ils allaient réagir contre des gars de la Ligue nationale, mais, en peu de temps, on a compris qu’ils deviendraient des joueurs exceptionnels», a-t-il raconté.

«Et ce qu’il y a d’intéressant pour la prochaine saison, c’est que les Black Hawks devraient pouvoir conserver leur noyau assez intact, contrairement à 2010 (l’autre Coupe Stanley), où ils avaient dû laisser aller quelques bons joueurs pour respecter le plafond salarial», a-t-il ajouté.

Pour ce qui est de son boulot, Yanic Perreault sait qu’il retournera à Chicago, mais il n’a pas encore décidé s’il déménagera dans la «Ville des vents» avec sa famille. «C’est un dossier qu’on devra régler cet été. J’ai fait beaucoup de voyages là-bas depuis le mois de mars, non seulement à Chicago, mais aussi pour surveiller le club-école de Rockford, et je risque d’être aussi occupé l’an prochain. D’ailleurs, je n’ai pris aucun engagement avec le hockey mineur, contrairement aux années précédentes où j’étais passablement impliqué», a-t-il précisé.

Propriétaire du centre d’entraînement Total Hockey à Sherbrooke, Perreault travaille également ces jours-ci à la préparation du 20e Tournoi de hockey «À bout de souffle», qui aura lieu du 18 au 21 juillet 2013 à l’aréna de Magog.

Il ignore cependant s’il jouera lui-même dans une équipe. «La classe professionnelle est très rapide et certains jeunes loups ont la moitié de mon âge. Peut-être que je devrais me contenter de jouer seulement la moitié des matches», a lancé en riant celui qui vient de fêter ses 42 ans.

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