Vertendre projette de construire un hôtel de 40 M $ en 2009

Par Dany Jacques

L’entreprise Le Vertendre s’associe à un architecte suisse de renommée mondiale, Heinz Julen, pour la construction d’un hôtel de 40 millions de dollars sur le mont Sylvio-Lacharité, à Eastman, dès l’automne 2009.

Située sur le flanc ouest d’Orford, cette première phase débuterait avec une capacité de 80 à 100 chambres dans un ou deux bâtiments. Le président de Vertendre, Alain Chagnon, assure qu’il s’agira d’un concept unique en Amérique du Nord, grâce à l’apport de l’architecte suisse, à qui l’on doit des réalisations au Tibet, au Mont Fuji au Japon, ainsi qu’à Zermatt, en Suisse. «On est très chanceux, car ce spécialiste du développement alpin est très sollicité à travers le monde. Ses œuvres font même les frais de reportages dans le Time Magazine», indique Alain Chagnon.

Cet hôtel, auquel se grefferont un spa et une piscine, sera intégré dans un paysage d’un sommet de 600 mètres, comparativement aux 800 mètres et plus d’Orford. Une route déjà dynamitée par le passé mène jusqu’au sommet situé à l’extérieur du Parc national du Mont-Orford. «Imaginez la belle vue sur une montagne plus élevée que Bromont. Notre architecte a été séduit, même s’il a voyagé partout», lance Alain Chagnon.

Les promoteurs de Vertendre dévoileront plus tard l’architecture de l’hôtel. M. Chagnon avance toutefois la présence d’une âme artistique. Aucune bannière commerciale n’y sera associée et on parle davantage de confort et d’écologie que de luxe et du nombre d’étoiles. Cette première phase est cependant conditionnelle au maintien des opérations au domaine skiable du Mont-Orford.

Vertendre, Heinz Julen et des partenaires financiers européens mijotent aussi une seconde phase de plusieurs millions de dollars, qui porterait le nombre de chambres à 350, sur une période de 15 ans, mais conditionnelle à la possibilité d’y aménager un lien mécanique entre l’hôtel et le sommet d’Orford. Aucune échéance n’est fixée pour l’instant.

Une télécabine transparente pour rejoindre Orford

Trois scénarios demeurent sur la table à dessin en ce qui concerne la remontée mécanique: un monorail, des chaises traditionnelles et une télécabine en hauteur. Cette dernière option représente la favorite du groupe pour plusieurs raisons.

Alain Chagnon pense ici à éviter la coupe d’arbre, à la réduction de l’impact visuel grâce à des cabines transparentes, à l’absence de pylône, etc. «Ce serait aussi davantage un lien de transport plus accessible qui deviendrait à lui seul une attraction touristique. Le complexe hôtelier générera des retombées exceptionnelles sur l’ensemble de la région et rayonnera jusqu’en Europe», promet-il.

Cet hôtel servira de phare ou de référence de base pour tout le reste du développement immobilier proposé par Vertendre dans ce secteur d’Eastman. Ces 1000 acres pourront accueillir jusqu’à 1000 habitations sur une superficie protégée à 30 %. Outre les investissements européens, le financement proviendra de la vente de ces terrains boisés.

Le Comité de parrainage travaillant sur l’avenir de la station touristique du Mont-Orford voit d’un bon œil les projets de Vertendre, tout comme le développement immobilier d’André L’Espérance en bordure de la route 141. Des redevances sur la vente des habitations serviraient à financer la modernisation des équipements du domaine skiable. Une seconde remontée mécanique demeure aussi dans les plans, mais du côté des terrains appartenant toujours à M. L’Espérance.

Pour revenir à Vertendre, ses promoteurs visent aussi à construire 75 petites maisons vitrées à flanc de montagne vers 2010 ou 2011. Ces habitations locatives, grandes comme des chambres d’hôtel, ont l’avantage d’être isolées en plus d’offrir un panorama à couper le souffle. «On veut offrir une expérience unique», résume Alain Chagnon avec confiance.

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