Sœur Edna a des fans en France et au Japon

Par Patrick Trudeau
Sœur Edna a des fans en France et au Japon
La réputation d’Edna Desroberts s’étend bien au-delà du Québec. (photo archives: Patrick Trudeau)

Les habitués de la scène artistique régionale des 30 dernières années connaissent pratiquement tous Edna Desroberts. Mais ce que plusieurs ignorent, c’est que «Sœur Edna» a aussi son lot d’admirateurs sur les autres continents.

De passage au Québec au cours de l’été 2006, un touriste français, Antoine Héron, a mis la main sur le CD «Je vous aime», une compilation des meilleures pièces instrumentales jouées par Mme Desroberts. De retour chez lui avec une dizaine d’exemplaires en mains, M. Héron a fait un tabac auprès de ses amis, si bien qu’il est entré en contact avec l’artiste estrienne pour obtenir du nouveau matériel.

Si cette histoire peut paraître étonnante à première vue, elle n’a pas nécessairement surpris la principale intéressée. «Il y a plusieurs touristes qui m’entendent jouer (du piano) lorsqu’ils sont de passage au Manoir Hovey et ils en profitent pour acheter mes disques. J’ai même déjà reçu une commande pour 30 disques au Japon. Encore une fois, c’était pour des visiteurs que j’avais rencontrés au Manoir», a indiqué cette artiste multidisciplinaire, lorsque rejointe à sa résidence secondaire en Floride. «Et l’an dernier, une dame m’a payé un voyage en Belgique pour que je puisse faire une surprise à son mari, qui célébrait son anniversaire», a-t-elle ajouté, non sans une certaine fierté. À 72 ans et après quelque 55 ans de carrière, Edna Desroberts avoue avoir considérablement espacé ses présences sur scène. «Je commence à accrocher tranquillement mes patins; Mémé a compris», lance-t-elle avec son humour bien à elle.

Ce qui ne l’empêchera pas de participer, le 21 janvier prochain, au Festival du Canada en Floride, un événement présenté devant plus de 10 000 personnes. «J’ai toujours beaucoup de plaisir à jouer ou chanter, même si on ne devient pas très riche avec ce métier. On m’avait d’ailleurs averti : quand tu es musicien, un jour tu manges du poulet et le lendemain, tu manges des plumes», ironise-t-elle.

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