Pépin se payait le même avocat que Vito Rizzuto

Par Dany Jacques

Daniel Pépin, l’une des têtes dirigeantes du réseau de trafic de stupéfiants démantelé lors de l’Opération Cléopâtre, était représenté par le même procureur qui défend les intérêts des deux plus influents membres de la mafia italienne à Montréal, en l’occurrence Nick et Vito Rizzuto.

Cet avocat de Montréal porte le nom de Loris Cavaliere. Il représente Nick Rizzuto, le parrain sicilien de 82 ans, qui croupit en prison depuis le 22 novembre, soit depuis une importante opération policière contre le clan italien.

Vito Rizzuto, ce parrain présumé de la mafia italienne à Montréal, vient de reconnaître sa culpabilité à des accusations de complot et de gangstérisme en marge d’un triple meurtre commis en 1981 à New York. Il écope de dix ans de prison.

Les liens s’arrêtent là puisque les cinq acolytes de Pépin, qui viennent de reconnaître leur culpabilité jeudi dernier, étaient représentés par presque autant d’avocats devant la juge Danielle Côté, de la Cour du Québec.

Les six acolytes associés à la même organisation criminelle sont l’ex-policier de la Régie de police Memphrémagog, Carl Thomas, Daniel Pépin (ex-Magogois), Roger Martin (Sherbrooke), Enrico Scardocchio (Montréal), ainsi que Bertrand Senior Poirier et Bertrand Junior Poirier (un père et son fils de Granby).

Ils ont tous admis leurs torts en marge d’accusations de gangstérisme et de complot d’exportation de marijuana vers les États-Unis.

De mauvaises fréquentations

Un document déposé à la Cour du Québec, mardi dernier, démontre des liens entre Carl Thomas et Sharon Simon, de Kanesatake, elle aussi arrêtée en marge d’une opération policière simultanée.

Le même document prouve de nombreux contacts téléphoniques entre Carl Thomas et des individus comme Torsten Trute, Sergio Piccirilli, Antal Babos et Philippe Portelance. Il s’agirait de fabricants de «crystal meth», d’amphétamines et d’ecstasy possédant un laboratoire à Oka.

On y apprend que Carl Thomas est impliqué dans une transaction de cocaïne avec Frank Nucci et Martin Dubreuil au cours de l’hiver 2005. Sans accuser personne, le document rappelle la découverte de deux corps retrouvés sans vie à bord d’un véhicule sur une route isolée de Saint-Adolphe-d’Howard, le 11 novembre 2005. Les deux cadavres, visiblement assassinés, sont ceux de MM. Nucci et Dubreuil.

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