L’art naïf devient urbain

Par Vincent Cliche
L’art naïf devient urbain
Le président du Musée international d'art naïf de Magog

Les milieux plutôt gris et monotones des villes sont transformés par des univers colorés imaginés par les artistes naïfs. Le résultat peut être vu à l’occasion d’une exposition intitulée «Les naïfs et la ville», présentée au Musée international d’art naïf de Magog.

Même les paysages blancs d’hiver du Québec retrouvent un peu de vie. «Dans "Le retour de maman", une œuvre de Dominique Bard, les jeunes qui jouent au hockey portent des gilets aux couleurs vives. Il y en a même un qui arbore le chandail des Nordiques», souligne le président du Musée, Pierre Roy.

Une œuvre haïtienne dépeint l’ambiance d’un marché, vu à travers le regard d’un peintre naïf. «En général, la perception est laissée de côté dans les tableaux naïfs, mentionne M. Roy. En ce sens, on voit des femmes avec des paniers sur leur tête, mais on voit aussi des paniers flotter dans l’air, sans support.»

Cette exposition présente une vingtaine de toiles. Pour faire durer le plaisir, les organisateurs de l’événement ont créé quelques casse-tête à partir d’œuvres exposées. L’activité peut sembler enfantine, mais elle permet aux visiteurs de réellement plonger dans l’univers des artistes. «Parfois, on a besoin d’aller étudier la toile complète, voir ses éléments. On peut découvrir tant de choses. Par exemple, la toile de l’artiste Guylaine Cliche est un paysage du centre-ville de Magog. Lorsqu’on l’observe attentivement, on peut y voir le McDonald’s, le Vieux Clocher et le centre communautaire. En art, dit-on, nous devrions passer une vingtaine de minutes sur chaque tableau afin de bien l’étudier», résume Pierre Roy.

L’exposition «Les naïfs et la ville» est présentée jusqu’au 20 décembre prochain.

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