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Le bras de fer le mènera jusqu'à Vegas


Publié le 22 juin 2017

Jocelyn Brulotte (à gauche) a débuté les compétitions de tir au poignet il y a un an à peine. On l'aperçoit ici lors d'un match «amical» contre le champion provincial Alain Goyer.

©(Photo gracieuseté)

COMPÉTITION. À peine un an après avoir débuté des compétitions de tir au poignet, Jocelyn Brulotte a atteint le statut de professionnel et il se prépare même à prendre part à un tournoi à Las Vegas, le 30 juin prochain.

Excavateur dans la vie de tous les jours, Jocelyn Brulotte est tombé dans le monde du bras de fer un peu par hasard l'an dernier, en faisant quelques essais avec des amis.

Déjà doté d'une bonne force physique et possédant des avant-bras à la Popeye, le résidant de Bolton-Est s'est tout de suite senti à l'aise dans cette discipline. «Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas uniquement une question de force. La technique est tout aussi importante», fait valoir l'athlète de 38 ans.

«Je me suis fait détruire à ma première compétition, car j'étais totalement inexpérimenté. Mais, par la suite, j'ai remporté au moins une médaille dans chacun des tournois amateurs auxquels j'ai participé, et je suis devenu professionnel officiellement le 20 mai dernier», a expliqué ce solide gaillard de 5'10" et 265 lb.

Tirant des deux bras, Jocelyn Brulotte compétitionne dans la catégorie des 232 lb et plus. Certains de ses adversaires peuvent facilement atteindre les 300 ou même 400 lb. «Il faut être bien préparé, car une épreuve peut se terminer en une fraction de seconde. J'ai déjà vu une fracture du humérus en direct et ce n'est pas très agréable. Moi-même, j'ai disloqué le coude d'un adversaire. Ce n'est pas le genre d'accident qu'on veut voir se produire», reconnaît celui qui a été élu recrue de l'année 2016-2017 de l'Association Bras de fer Québec.

De père en fille

Père de trois filles (4 à 14 ans), Jocelyn Brulotte est souvent accompagné de toute la famille lors des tournois. Megane, son aînée, a même débuté la compétition et elle se tire plutôt bien d'affaires, ayant terminé au deuxième rang du Championnat provincial chez les 12-14 ans.

Megane Brulotte (au centre) a récemment débuté le tir au poignet et elle se tire plutôt bien d'affaires. On l'aperçoit ici lors d'une compétition en Ontario où elle a remporté la première place.
(Photo gracieuseté)

En raison de ses nombreuses présences dans le circuit québécois et en Ontario, l'homme fort de Bolton-Est est apparu à quelques reprises dans la série «Bras de fer», présentée au cours des dernières semaines à Canal Z.

Il faisait notamment partie de l'équipe sherbrookoise SWAT (Sherbrooke Warriors Armwrestling Team), considérée comme l'une des bonnes formations au Québec.

On y a découvert les dessous des diverses compétitions et les personnalités parfois fortes des athlètes. «C'est un univers vraiment spécial, le tir au poignet. Et quand on va en Ontario, la rivalité entre Québécois et Ontariens est bien présente», souligne Jocelyn Brulotte.

Une force naturelle

Elevé en milieu agricole, Jocelyn Brulotte ne s'est jamais entraîné durant sa jeunesse, si ce n'est un travail physique qui lui a permis d'acquérir une force physique redoutable.

Jocelyn Brulotte est excavateur dans la vie de tous les jours.
(Photo TC Media - Patrick Trudeau)

L'entraînement avec des appareils, il y a goûté une première fois il y a deux ans environ, à la suite d'une blessure à un bras. «Je me suis déchiré le tricep, et en raison de l'inactivité, la taille de mon bras a considérablement diminué en quelques mois. Une fois guéri, j'ai décidé de prendre les bouchées doubles pour regagner mon volume musculaire et retrouver ma force», se remémore-t-il.

«Aujourd'hui, je fais des exercices ciblés pour les muscles qui sont sollicités en compétition. Après un tournoi, on peut avoir besoin de quelques jours pour s'en remettre complétement.»