Écrasement d'avions aux Promenades Saint-Bruno: un citoyen de Napierville qui était sur place témoigne


Publié le 17 mars 2017

Un avion s'est écrasé dans le stationnement des Promenades Saint-Bruno, ce midi et un autre sur le toit.

©TC Media - Denis Germain

ACTUALITÉ - Guy Pomerleau, un citoyen de Napierville et ancien conseiller municipal, était attablé à un restaurant des Promenades Saint-Bruno avec des collègues, ce midi, quand un avion s'est écrasé dans un grand fracas, à une vingtaine de mètres d'eux.

Il y avait une main qui dépassait. J'ai pris son pouls, mais il n'y avait rien. Guy Pomerleau, témoin

«On a entendu un bang! et ç'a même tremblé dans le restaurant, raconte-t-il. C'était comme si deux voitures s'étaient rentrées dedans à 100 milles à l'heure.»

M. Pomerleau s'est précipité à l'extérieur vers la carcasse du petit avion pour tenter de venir en aide au pilote. «Je voulais aider le gars, confie-t-il. Il y avait une main qui dépassait. J'ai pris son pouls, mais il n'y avait rien.»

Étonnement

M. Pomerleau s'est dit très surpris qu'un tel accident soit survenu. Il a lui-même piloté ce type d'appareil dans les années 1990. Il a suivi une formation à l'aéroport de Saint-Hubert et a cumulé une centaine d'heures de vol. «Je connais très bien la région et j'ai été très étonné, dit-il. La tour de contrôle garde toujours 500 mètres entre les avions.»

Selon lui, il s'agirait d'élèves d'une école de pilotage qui ont été impliqués dans cet accident. Il explique que les élèves qui font leurs premières sorties en solitaire doivent réaliser un circuit rectangulaire dans les airs, à une altitude d'environ 365 m (1200 pi). L'objectif est de pratiquer les décollages et les atterrissages. «Si l'avion décroche après être entré en collision avec l'autre, il perd 500 pi d'un coup, explique M. Pomerleau. S'il perd sa portance, il tombe comme une roche.»

Étonnamment, l'avion qui est tombé dans le stationnement n'aurait blessé personne. «Il est tombé dans le débarcadère et n'a même pas frappé une voiture, témoigne M. Pomerleau. Il aurait pu tomber sur le restaurant où on était aussi.»