L'agresseur de Charles Poulin déclaré coupable

Patrick Trudeau patrick.trudeau@tc.tc
Publié le 14 décembre 2016

Charles Poulin estime que justice a été rendue à la suite du verdict de culpabilité prononcé contre son agresseur.

©(Photo TC Media - Patrick Trudeau)

JUSTICE. L'ex-hockeyeur Charles Poulin a poussé un soupir de soulagement le 30 novembre dernier lorsque l'homme qui lui a fait vivre un enfer pendant sa jeunesse a été déclaré coupable des accusations de nature sexuelle qui pesaient contre lui.

Rosaire Poulin, qui était le parrain de la victime, a été reconnu coupable de grossière indécence et d'agression sexuelle lors de sa comparution au Palais de Justice de Granby.

Selon le témoignage de Charles Poulin, paru dans les médias en septembre 2014, son oncle l'avait agressé sexuellement à de multiples reprises durant sa jeunesse, ce qui lui avait ensuite causé un choc post-traumatique durant sa vie d'adulte

Rosaire Poulin reviendra devant la cour le 1er mars 2017 pour le prononcé de sa sentence.

Mais, peu importe la peine, c'est une importante page qui se tourne pour Charles Poulin à la suite du verdict de culpabilité. «Dans mon cas, la durée de la sentence est bien secondaire. Moi, tout ce que je voulais, c'était d'exposer la vérité au grand jour et de raconter ce que j'avais vécu. J'ai trouvé ça quand même spécial de voir qu'il essayait de nier les faits durant le procès», a fait remarquer l'ancien espoir du Canadien de Montréal, dont la sortie publique avait ému tout le Québec il y a deux ans.

Après une tentative de se lancer en politique lors des élections fédérales de 2015, Charles Poulin a pris un nouveau départ en se dénichant un boulot dans une entreprise du parc industriel de Magog.

Il espère aussi que son histoire aidera les victimes d'agression sexuelle, même si le processus pour faire condamner un agresseur peut s'avérer ardu. «C'est un long cheminement, mais j'encourage les gens à se donner les outils et chercher du support auprès des organismes qui viennent en aide aux victimes. Quand vous pensez que vous êtes prêts, foncez», a-t-il lancé.

«Moi-même, j'ai débuté ce parcours en août 2012, lorsque je suis allé voir les policiers pour la première fois, et ça devrait se terminer au mois de mars. Oui, c'est quand même assez long, mais je peux vous dire que ça en valait la peine. Aujourd'hui, justice est rendue», a conclu le Magogois de 44 ans.