Les Anti Stress de Monsieur Ménard: penser à soi pour en faire profiter les autres


Publié le 16 avril 2017

Dominick Ménard désire sensibiliser aux maladies mentales les gens qu'il immortalise sur ses pellicules.

©(Photo TC Media - Charles-Antoine Rondeau)

PASSION. Originaire de Magog, Dominick Ménard a réussi à vaincre son anxiété grâce à la photographie. À travers son art, il désire sensibiliser ceux qu'il rencontre aux maladies mentales, et ainsi, en défaire les tabous.

Passionné par l'art depuis son plus jeune âge, M. Ménard a fait ses études collégiales en arts visuels. L'été suivant, il a fait l'acquisition d'un vieil appareil photo argentique (sur pellicule), trouvé chez Estrie-Aide, à Sherbrooke. «J'ai commencé à prendre des photos avec mes amis, et quand j'ai développé la première pellicule, j'ai réalisé qu'il y avait quelque chose à faire avec ça. C'était aussi du temps que je consacrais à ma personne», d'expliquer celui qui, à l'époque, occupait non moins de quatre emplois.

Ayant vécu deux dépressions au cours des dernières années, l'artiste considère qu'il soit important de prendre du temps pour soi. «Il y en a pour qui les pilules fonctionnent, mais je ne trouvais pas que c'était ce qu'il y avait de mieux pour moi. Je suis encore sur médication, mais c'est vraiment réduit. Pour régler un problème, il s'agit aussi de travailler sur soi-même», poursuit Dominick Ménard.

J'aimerais servir d'exemple pour aider les autres. Le message que je veux passer, c'est qu'il est important de prendre soin de nous, de faire des choses pour soi et d'être bien entouré.

Dominick Ménard

Quelque temps plus tard est arrivé le projet «Les Anti Stress de Monsieur Ménard». «J'allais de plus en plus dans les partys universitaires pour prendre des photos, et ça m'aidait à décompresser du travail. Je trouvais que mon jeu de mots (avec antistress) était ridicule, mais ça a bien fonctionné», lance celui dont la page Facebook roule à plein régime depuis désormais près de deux ans.

Un processus exigeant

Le jeune homme souligne que le processus de création entourant la prise de photo argentique est particulièrement exigeant. Pour environ 120 clichés, cela peut lui prendre plus d'une journée complète. «Après avoir pris les photos, je dois les développer chez moi, pour ensuite aller les numériser chez ma grand-mère. Je ne modifie pas trop les photos, car je veux garder leur essence et mettre en valeur le moment où elles ont été prises», laisse-t-il entendre.

Dans l'objectif de rendre son projet plus professionnel, ce dernier s'est récemment procuré un appareil numérique, ce qui lui permettra d'être plus rapide. «Je ne veux pas perdre le style qui m'est propre, alors j'ai choisi un modèle en conséquence. Si je ne gardais pas cette touche personnelle, les gens qui apprécient ce que je fais seraient déçus», fait valoir M. Ménard.

Conférences et expositions sont dans les plans de celui qui souhaite continuer à parler des maladies mentales grâce à son art. «J'aimerais servir d'exemple pour aider les autres. Le message que je veux passer, c'est qu'il est important de prendre soin de nous, de faire des choses pour soi et d'être bien entouré», conclut-il.

Pour plus de renseignements ou pour découvrir l'univers artistique de Dominick Ménard: www.facebook.com/MonsieurMenard.