Antoine Langlois, Gabriel Noël-Carrière et Mélodie Noël-Ferland accompagnent leur professeure Christine Vinette dans l’aventure Coup de pouce vert. (photo: Vincent Cliche)
De jeunes entrepreneurs en action
Ça bourdonnait d’activités à l’école Sainte-Marguerite de Magog le 31 janvier dernier et pourtant, les cours étaient terminés depuis quelques heures déjà. En soirée, les jeunes élèves ont présenté leur micro-entreprise à la centaine de visiteurs, parents et amis lors du premier Salon entrepreneurial.
Gabriel Noël-Carrière et Antoine Langlois font présentement partie d’une classe de cinquième année. Malgré leur jeune âge, ils occupent des postes bien importants au sein de l’entreprise Coup de pouce vert, qui est en fait une brigade de récupération composée d’une quarantaine d’élèves. L’un est directeur général adjoint tandis que l’autre siège à titre de directeur général des communications. Ensemble, ils ont répondu aux différentes questions qui leur ont été posées, comme sur l’origine de leur brigade. «L’an dernier, nous trouvions qu’on gaspillait pas mal sur l’heure du dîner, fait savoir le jeune Antoine. On remplissait trois grosses poubelles. À partir de là, nous avons pensé à la récupération.»
Victime de leur succès, Coup de pouce vert a dû ajouter deux autres brigades, l’une à la récréation et l’autre après les classes. Les élèves s’occupent eux-mêmes du processus et signalent souvent à leur professeur qu’il est temps de faire la cueillette.
La petite entreprise compte dans le futur s’adonner au vermi-compostage (le compostage par les vers de terre) et aussi vendre des produits Cascade.
Quelques pas plus loin, on a pu faire la rencontre du président de Cartes Express, Xavier Gagnon. Grâce au papier produit par la micropulperie de l’école, les employés de cette petite entreprise fabriquent des cartes de souhaits. Ils les vendent 2,50 $. «Un dollar va à la micropulperie et nous gardons la somme restante», précise Xavier. En travaillant là, le jeune élève de dix ans a appris les différents mécanismes d’une entreprise. «J’ai aussi appris à gérer mon stress», avoue-t-il.
Le maire de Magog, Marc Poulin, a tellement été impressionné par les travailleurs de Cartes Express qu’il a commandé les cartes de Noël de la Ville à cet endroit. Quelle affaire!