Jean-Thomas Boily a pu renouer avec le ski de fond, grâce à l’ingéniosité des Finlandais. (photo: EnduranceAventure)
Boily étonné par l’audace des Finlandais
Membre de l’équipe nationale de ski de fond handisport, Jean-Thomas Boily revient tout juste d’un camp d’entraînement en Finlande et il a été particulièrement marqué par ce stage au paradis du ski de fond.
La ville de Vuokati, où avait lieu le camp, est réputée pour son «tunnel» de ski, qui a une longueur de 1,2 km, et qui permet aux athlètes de s’entraîner sur la neige en tout temps.
Qui plus est, les Finlandais avaient aménagé 5 km de piste à l’extérieur, avec de la neige conservée au frais depuis l’hiver dernier. «Je pensais qu’il n’y avait que les athlètes d’élite qui s’entraîneraient à cette période de l’année, mais le samedi matin, il y avait 400 personnes, dont plusieurs familles, qui avaient payé 20 $ pour venir skier dans le tunnel», s’est étonné le skieur d’Orford.
«Pour ce qui est de la piste extérieure, elle a été fabriquée avec de la neige entreposée depuis l’hiver dernier. Il y avait un énorme tas, aussi haut qu’une maison, à deux étages et qui avait été recouvert par environ deux pieds de bran de scie pour éviter qu’il fonde durant la saison chaude», explique-t-il.
Malheureusement pour Jean-Thomas Boily, ce camp d’entraînement a aggravé une vieille blessure, une tendinite au coude droit, si bien qu’il se retrouve actuellement au repos forcé pour quelques semaines. Il manquera du même coup les premières compétitions, dans l’Ouest canadien. «L’idéal serait de ne pas me servir de mon bras pendant deux semaines, mais ce n’est pas évident quand tu es paraplégique et que tu dois utiliser ton fauteuil roulant. Par contre, ce n’est pas catastrophique puisque ma place est assurée sur l’équipe canadienne et il n’y a pas de compétition majeure cette saison, comme les Jeux paralympiques. J’espère seulement être rétabli à temps pour la première Coupe du monde en Finlande, au mois de janvier», laisse entendre Jean-Thomas Boily.