Harper et Ignatieff ne sont pas qualifiés
Comme notre chef Jack Layton a pu le constater une nouvelle fois en rencontrant Stephen Harper le 25 août dernier, le Canada est en train de vivre une période de trouble et d’incertitude due à un grave manque de vision politique de la part du gouvernement conservateur. Aujourd’hui, il devient évident que les citoyens et citoyennes du Québec ne peuvent plus se fier à un gouvernement qui ignore leurs demandes et leurs préoccupations.
La situation actuelle exige un changement de cap que les vieux partis d’Ottawa semblent incapables d’effectuer. Heureusement, le NPD propose une alternative qui met au premier plan les préoccupations des travailleurs du Québec et de leurs familles.
Lors du congrès du NPD à Halifax qui s’est déroulé entre le 14 et le 16 août 2009, les délégués venus de tout le Canada ont unanimement voté pour des politiques supportant les demandes du Québec en matière de souveraineté culturelle et de droit linguistiques. J’ai pu constater avec enthousiasme l’ouverture de tous les délégués néo-démocrates envers les aspirations des Québécois et des Québécoises. Alors qu’une motion unanime de l’Assemblée nationale demandant la souveraineté du Québec sur la culture a été rejetée du revers de la main par les Libéraux et les conservateurs, le NPD a reconnu le droit du Québec d’acquérir sa pleine autonomie culturelle en recevant sans condition tous les fonds des programmes fédéraux s’adressant aux artistes et aux activités culturelles québécoises.
De plus, une résolution visant à protéger les travailleurs québécois régis par la Loi fédérale afin de leur donner la possibilité de travailler en français conformément à la Charte de la langue française, a également été adoptée à l’unanimité par les délégués du NPD.
Notre parti a également affirmé sa volonté de faire de l’emploi et des intérêts des travailleurs l’élément clef de l’économie canadienne. À Halifax, Claude Béland, ancien président du groupe Desjardins et promoteur du mouvement coopératif au Québec, parlait de la nécessité d’une plus grande solidarité sociale pour faire face aux ravages du néo-libéralisme. Comme le soulignait avec lucidité cet économiste de renom: « Nous vivons dans un système économique qui privatise les revenus, mais qui socialise les pertes ». En effet, si un PDG gagne en un jour le salaire annuel de son employé et si des bonus exorbitants sont versés aux banquiers qui s’adonnent à la spéculation, nous constatons aujourd’hui que lorsque l’économie vacille, c’est l’argent des travailleurs et des travailleuses ordinaires qui est utilisé pour sauver les grandes entreprises du naufrage. Face à un tel déséquilibre, il est temps d’élire un gouvernement qui ne prend pas le parti d’un système qui favorise une minorité d’ultrariches au détriment de la majorité. Voilà pourquoi le NPD a adopté de nombreuses résolutions visant à défendre les travailleurs du Canada : protéger les pensions et les revenus de retraite, étendre l’accès au régime d’assurance emploi à 360 heures, appuyer les secteurs en difficulté, notamment le secteur forestier et s’occuper du cas des ressortissants qui peinent à revenir au Canada et non pas les ignorer comme le fait le gouvernement actuel.
Nous avons la preuve aujourd’hui que ni Stephen Harper, ni Michael Ignatieff ne sont qualifiés pour bâtir un Canada ouvert et juste. Seuls le NPD et l’équipe de Jack Layton offrent au Québec et à tout le Canada une alternative crédible qui respecte le Québec tout en défendant les droits et la qualité de vie des travailleurs des familles et de tous les individus, sans discrimination, à travers le pays. C’est cette vision qui m’a poussé à me présenter aux élections de 2008 pour la circonscription de Sherbrooke et je suis toujours aussi fier de défendre les valeurs et les idées du NPD.
Yves Mondoux
Candidats NPD dans Sherbrooke en 2008
Pierre Jutras
Commentaire mis en ligne le 24 novembre 2009Harper a eu sa chance de gouverner avec les résultats que l'on connait.
Il est maintenant temps que nous donnions è Ignatief la chance de montrer ce qu'il peut faire.