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La chasse aux avertisseurs défectueux est lancée

Patrick Trudeau par Patrick Trudeau
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Article mis en ligne le 29 juin 2009 à 4:08
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La chasse aux avertisseurs défectueux est lancée
Le maire de Magog Marc Poulin, le capitaine adjoint aux incendies, Martin Pomerleau, et le capitaine à la prévention, Daniel Oligny, ont présenté la campagne de promotion visant à rendre obligatoires (et fonctionnels) les avertisseurs de fumée dans chaque résidence. (photo: Patrick Trudeau)
La chasse aux avertisseurs défectueux est lancée
Dans le but d'éviter d'autres drames comme celui qui a coûté la vie à la jeune Cindy Gagné, le 23 mars dernier sur la rue Bellevue, le Service des incendies de Magog appliquera une nouvelle réglementation visant à rendre obligatoires, et surtout fonctionnels, les avertisseurs de fumée dans chaque résidence de la municipalité.
Dans cet incendie, le détecteur de fumée était hors d'usage, et on croit que la vie de la jeune fille aurait pu être sauvée, tout comme celle d'Hélène Henri, qui a péri dans un sinistre similaire sur la rue St-Alphonse, en janvier 2008.

Au Québec, le feu fait annuellement une soixantaine de victimes, et, dans la plupart des cas, les avertisseurs n'étaient pas fonctionnels ou étaient inexistants. Voilà donc ce à quoi s'attaquera la campagne de promotion. «C'est prouvé hors de tout doute que le détecteur de fumée peut sauver des vies», fait la valoir le capitaine à la prévention, Daniel Oligny, principal artisan de la nouvelle réglementation.

Au cours des prochains jours, des pompiers magogois effectueront une première tournée de toutes les unités d'habitation du quartier des Tisserands (secteur «bas de la ville»). Ils s'assureront que chaque logis est doté d'un détecteur de fumée en bon état, bien situé et âgé de moins de 10 ans.

En cas «d'infraction», l'occupant des lieux recevra un avis écrit lui demandant de corriger la situation. Si celle-ci n'est pas réglée au moment du second passage de l'agent de prévention, deux ou trois semaines plus tard, un autre avis de 72 heures sera émis. À défaut de se conformer, le résidant devra acquitter une amende de 144 $ pour ne pas avoir respecté le règlement. Bons princes, les pompiers vont toutefois remettre un avertisseur à la personne fautive, en compagnie de l'amende. «On ne croit pas être obligés de décerner une tonne de billets d'infraction, car il y a tout de même plusieurs étapes à franchir avant de recevoir l'amende. Mais selon nos études, le tiers des résidences a un détecteur non fonctionnel ou passé date», soutient M. Oligny.

Les agents de prévention s'attendent à visiter toutes les portes du territoire de Magog d'ici les cinq prochaines années.

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