Sylvie Simoneau, présidente du Syndicat des enseignants de l'Estrie, proteste contre l'encadrement réduit offert aux élèves ayant des difficultés d'apprentissage. (photo archives: Dany Jacques)
Les enseignants pestent contre les compressions en milieu scolaire
Environ 70 enseignants ont manifesté leur désaccord contre la réduction des services offerts à 120 élèves en difficulté d'apprentissage, lors de la séance publique de la Commission scolaire des Sommets, le 16 juin dernier.
Tout comme l'an dernier, à la même période, le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) déplore les coupures qui se poursuivent malgré leurs pressions. Selon la direction du SEE, ces compressions entraîneront, pour la prochaine rentrée scolaire, la fermeture de six classes adaptées à des élèves ayant des difficultés d'apprentissage.
Cet automne, les élèves visés seront intégrés dans des classes régulières avec un plus grand nombre d'élèves par classe et sans garantie d'un service adapté. «Il est inadmissible que la Commission scolaire envisage, une fois de plus, d'intégrer dans les classes régulières des élèves en difficultés d'apprentissage sans offrir les mesures de soutien et les services que requiert leur condition», commente la présidente du SEE, Sylvie Simoneau.
Elle rappelle la prudence, car, à son avis, les élèves en question sont ceux qui présentent le risque le plus grand de décrochage scolaire. «Les difficultés des élèves ne disparaîtront pas du simple fait de les intégrer en classe régulière. Cela est d'autant plus grave que ce modèle d'intégration massive a un impact sur les conditions d'apprentissage de l'ensemble des élèves de la classe», prévient-elle.
Mme Simoneau juge que la Commission scolaire des Sommets et le ministère de l'Éducation nagent ainsi à contre-courant de la mobilisation régionale contre le décrochage scolaire. «Le ministère devrait injecter plus d'argent et la Commission scolaire pourrait prendre de l'argent de d'autres postes budgétaires pour mieux encadrer ces jeunes à risque», recommande-t-elle.