Solange Goulet, de la Fondation PersonnAide, a remis un chèque de 150 $ à l'enseignant Bernard Roy et à son groupe d'élèves, dans le cadre d'un projet de rédaction sur la violence envers les aînés. (photo: Jacques Abitan)
Les jeunes dénoncent les abus aux aînés
Les jeunes de la MRC de Memphrémagog sont particulièrement sensibles à la problématique des abus envers les aînés.
Dans le cadre de la quatrième Journée mondiale pour la prévention des mauvais traitements envers les aînés, certains élèves de la Commission scolaire des Sommets ont été mis à contribution.
À la demande d'un comité de prévention (formé de Paul Tear, Dominique Poulin et Solange Goulet), des jeunes de sixième année ont été invités à participer à un concours de rédaction, et à adresser le fruit de leur travail à une personne aînée qui leur est chère.
La classe spéciale de Bernard Roy, enseignant au secondaire, a également relevé le défi et elle a mis la main sur un chèque de 150 $, offert par la Fondation PersonnAide. Les élèves de cette classe ont tous écrit une lettre individuelle, mais ils ont également peaufiné un texte en groupe.
Nous représentons ici leur message collectif:
«Chers grands-parents. Saviez-vous que le 15 juin prochain sera la Journée internationale de la prévention des abus aux aînés? Cette journée sert à sensibiliser la population concernant la violence faite à votre endroit.
Dans notre société, il est inacceptable que l'on soit incapable de protéger ceux et celles qui ont tracé notre chemin. C'est totalement indigne de maltraiter nos personnes âgées. Il y a trop de négligence envers elles. Ces personnes vivent de la solitude. On défend les droits des enfants, et c'est bien correct. Il y a la protection de la jeunesse, mais à quand une protection des aînés pour les personnes les plus vulnérables? Une personne âgée qui se fait maltraiter le cache souvent et s'isole, car elle se sent honteuse. Il faut vraiment augmenter la protection envers nos aînés et être plus vigilant. Il ne faut surtout pas être gêné de dénoncer une situation d'abus; ça peut même sauver une vie».
Classe de Bernard Roy
École secondaire de La Ruche