LA CAMPAGNE BAT SON PLEIN EN ESTRIE
Révision de l'assurance-emploi
La campagne pour réclamer d’urgence du gouvernement fédéral une révision de l’assurance-emploi afin de permettre aux personnes qui se retrouvent au chômage de bénéficier d’un régime de qualité, bat son plein dans la région de l’Estrie.
Les activités du 1er mai, Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, sont une bonne occasion de mettre à l’avant-scène cette revendication. En effet, alors que le taux de chômage augmente à tous les mois dans toutes les régions du pays, il est urgent que le gouvernement fédéral reconnaisse l’aide dont les gens ont besoin en provenance d’Ottawa au chapitre des mesures de soutien économique.
En Estrie, la Coalition des sans chemise, coalition composée de la CSN, la FTQ, la CSD, la CSQ, du Mouvement des chômeuses et chômeurs de l’Estrie, mènent une campagne de signatures pour demander à Ottawa d’améliorer le programme d’assurance-emploi sur quatre principaux éléments, soit une plus grande admissibilité aux prestations, une augmentation du taux d’indemnisation, l’abolition du délai de carence de deux semaines de même que l’établissement d’une sécurité du revenu pour les travailleurs âgés.
L’augmentation du taux de prestations
« L’actuelle méthode de calcul du taux de prestations est inéquitable. Nous croyons qu’un calcul établi sur la moyenne des meilleures 12 semaines de la dernière année, avec un taux de prestations à 60% du salaire serait beaucoup plus juste », a déclaré Sylvie Simoneau, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie-CSQ.
L’abolition du délai de carence
« Le délai de carence est une méthode passéiste visant à faire porter la responsabilité des deux premières semaines de chômage sur le dos des travailleuses et des travailleurs. Ce délai de deux semaines, assimilé à une pénalité, doit être aboli » déclarait Ricky Lewis, coordonnateur régional à la FTQ.
Sécurité du revenu pour les travailleurs âgés
Depuis la disparition du Programme d’adaptation pour les travailleurs âgés (PATA) en mars 1997, il n’existe plus de programme de soutien du revenu visant spécifiquement les travailleuses et les travailleurs âgés victimes de licenciement collectif ou de fermeture d’entreprise.
« Or, la mise en place d’un nouveau programme de soutien du revenu fait l’unanimité. Une telle revendication est même soutenue par le gouvernement du Québec ; malgré cela, Ottawa fait la sourde oreille et refuse de bouger », de préciser Jean Lacharité, président du Conseil central de l’Estrie - CSN.
Admissibilité aux prestations
« Sachant que sur 1 000 victimes du chômage, seulement 461 ont accès à l'assurance-emploi, il est plus que légitime d'exiger d'importantes améliorations au niveau de l'accessibilité au régime. Nous exigeons un critère unique d'admissibilité de 360 heures et l'augmentation du nombre de semaines payables afin de répondre aux besoins des travailleurs et travailleuses. Ces mesures réduiraient considérablement les disparités de traitement reliées à notre lieu de résidence », affirme Denis Poudrier, coordonnateur du MCCE.
De nombreuses personnalités publiques, politiques de même que les représentants d’organismes et d’associations de la région ont déjà apporté leur support à cette campagne et seront invités au cours des prochaines semaines à appuyer cette campagne.
Dans le cadre de la fête du 1er mai, ce sera l’occasion de mettre en branle ces revendications lors d’une grande soirée de solidarité, à compter de 20 heures au Théâtre Granada, avec la participation des Zapartistes dans un spectacle d’humour qui fait réfléchir.
L’amélioration de l’assurance-emploi est un enjeu de solidarité sociale. Prenez-y part !