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L'intimidation au cœur d'un long métrage fait par des élèves

Vincent Cliche par Vincent Cliche
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Article mis en ligne le 18 avril 2009 à 5:22
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L'intimidation au cœur d'un long métrage fait par des élèves
L'enseignante en art dramatique au Collège Notre-Dame des Servites, Isabelle Doré, a chapeauté le travail de ses élèves, Jordane Trépanier, Raphaël Pinard Doyon, Karim Coppry et Sébastien Labelle, dans la création d'un long métrage sur l'intimidation. (photo: Vincent Cliche)
L'intimidation au cœur d'un long métrage fait par des élèves
Les corridors et les environs du Collège Notre-Dame des Servites d'Ayer's Cliff se sont transformés en lieux de tournage tout au de l'année scolaire. En effet, l'enseignante Isabelle Doré a proposé aux 75 élèves de son cours d'art dramatique de réaliser un long métrage. Un projet pour lequel ces jeunes de 3e secondaire se sont donné corps et âme.
L'idée leur a été proposée à la rentrée des classes. Mais, encore fallait-il trouver un sujet qui allait rejoindre toutes les personnes impliquées. «Les filles voulaient faire une histoire d'amour, tandis que les gars étaient prêts à faire une histoire de mafia. À force de prendre les idées de tout le monde, le sujet de l'intimidation est apparu. Ce dernier était rassembleur», raconte Isabelle Doré.

«Bullies: La peur au ventre» raconte les destins d'Alexane, une fille à qui tout réussit, de Jean-Michel, la tête de Turc de la plupart des élèves, et d'Alexia, une «nouvelle» à l'école. Au cœur de ces trois histoires, l'intimidation, bien évidemment. «On aborde toutes ses facettes, explique Jordane Trépanier, qui campe l'un des rôles principaux du film. Chez les filles, l'intimidation est souvent faite avec les paroles, tandis que chez les garçons, c'est plus physique.» «On regarde aussi les conséquences chez l'agresseur et l'agressé», rajoute son collègue de tournage, Raphaël Pinard Doyon.

La création de ce long métrage de 90 minutes a-t-il changé leurs perceptions face à l'intimidation? «On le remarque davantage et on est définitivement plus porté à le dénoncer», souligne Karim Coppry. Les artisans du film ont même remarqué qu'il y avait moins de ce genre d'actes dans leur école depuis la mise en branle du projet. «Ils sont beaucoup plus sensibilisés», lance l'enseignante.

Le tournage des différentes scènes est terminé depuis quelque temps. Il ne reste qu'à monter le tout. Une charge «monumentale» à laquelle s'attaqueront trois élèves, un groupe dont fait partie Sébastien Labelle.

Certaines pièces du long métrage ont été composées par un élève de 3e secondaire, Yanik Durand. C'est d'ailleurs lui qui a écrit les paroles et la musique de la chanson de la bande-annonce du film, qu'on peut écouter au www.cnds.qc.ca .

Les artisans du film auront droit à un traitement «tapis rouge» lors du dévoilement de leur œuvre au Centre d'arts Orford, le 7 juin prochain. Deux représentations sont prévues, à 16 h et 19 h. On peut réserver son billet auprès de Mme Doré par courriel au idore@cnds.qc.ca .

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Kathy Roy

Commentaire mis en ligne le 18 avril 2009
Bonjour!

Je suis enseignante au primaire, à l'école Mgr

Scheffer, à Lourdes-de-Blanc-Sablon, sur la Basse-Cöte-Nord.

Quelques élèves de 6e année et moi-même, sommes aussi en période de tournage d'un film sur l'intimidation.Les élèves ont rédigé leur scénario eux-mêmes; il y a 4 petits scénarios: uzie, Bruno, Amélie et Christian.

Nous n'avons pas de musique...J'aurais bien aimé voir le film dont vous parler dans votre article...J'ai essayé d'entendre la musique mais le lien ne fonctionne.

Je vous ai écrit pour vous dire que nous aussi, en Basse-Cöte-Nord, à plus de 2000 kilomètres de Montréal, nous vivons des problématiques d'intimidation et nous essayons de trouver des solutions...

Kathy Roy

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