Promoteur et coordonnateur du projet de revitalisation du secteur Rock Island à Stanstead, Bashar Shbib promet de redonner les lettres de noblesse à ce quartier de la région frontalière. (photo: Vincent Cliche)
Bashar Shbib s'attaque à la revitalisation du secteur Rock Island
Un groupe investit près de 3 M $ dans ce projet à Stanstead
Bashar Shbib entreprend un grand défi. Il désire s'attaquer à la revitalisation du secteur Rock Island, à Stanstead.
Il n'y a pas si longtemps, les différents édifices du bas de la côte de la rue Dufferin, tout près de la douane, semblaient à l'abandon. Aujourd'hui, certains d'entre eux fourmillent d'activités. À l'intérieur, des dizaines de travailleurs s'acharnent à mettre les touches finales aux nombreux commerces que ce secteur abritera.
Le promoteur et coordonnateur de ce projet d'envergure, Bashar Shbib, pointe vers les différents bâtiments et nomme ce qui s'y trouvera au fil des prochains mois. La liste est pour le moins complète. Quatre restaurants (italien, grillades, eurasien et chinois), une clinique dentaire, un établissement de massothérapie, un dépanneur, une boutique touristique, un bar ainsi qu'un gîte touristique. Sont également prévus une école culinaire et un cinéma hybride. «Nous avons retrouvé les plans originaux du cinéma qui, à l'époque, s'appelait "Her Majersty's Theather". C'est le même architecte qui a réalisé l'opéra Haskell. Grâce à ces plans, nous allons retrouver le cachet du théâtre d'antan. De plus, nous présenterons des films ainsi que des spectacles. Il y en aura pour tous les goûts. La capacité de cette salle est de 200 places.»
Point d'arrivée touristique
Tous ces commerces plairont certainement à la clientèle locale, mais Bashar Shbib mijote un projet pour une clientèle plus touristique. Dans un champ d'une quarantaine d'acres tout près de la sortie 1 de l'autoroute 55, le promoteur désire ériger un cercle de pierres à la Stonehenge. «Ça pourrait s'appeler STANhenge», blague M. Shbib.
Plus sérieusement, cet attrait serait construit à partir de granit de la région. «Les compagnies Polycor, Granit C.O.M. et Granit Expert sont près à fournir les pierres nécessaires. Pour moi, c'est important de voir différentes utilisations du granit. On ne l'utilise pas juste pour faire des comptoirs ou des pierres tombales. À l'intérieur du cercle, on ferait pousser 99 rangées de plantes indigènes, qui comptent différentes propriétés. Le centre d'interprétation de ces plantes serait situé au 2, rue Notre-Dame.»
Un partenariat avec le Symposium international de sculptures sur granit est dans les branches. Une fermette d'animaux et un labyrinthe viendraient compléter cette offre touristique.
Pourquoi Stanstead?
Pourquoi avoir choisi Stanstead? Primo, le promoteur et coordonnateur du projet de revitalisation fait remarquer le bassin de population. «Nous allons chercher tout près de 50 000 personnes, si on prend en considération les arrondissements du sud de Memphrémagog et du nord du Vermont.»
Le fait que plusieurs retraités reviennent à Stanstead a pesé lourd dans la balance. «Ces gens achètent une résidence et la rénovent. Ils veulent garder leur cachet. De plus, nous avons le meilleur hôpital, à Magog. Ils ont besoin de soins et de services. Nous allons leur rendre la vie plus facile avec tous ces établissements», promet M. Shbib.
Déjà, tout près de trois millions de dollars ont été investis pour la restauration des bâtiments de la rue Dufferin. «Nous sommes là à long terme, mentionne Bashar Shbib. Nous ne ficherons pas le camp une fois que ce sera terminé. Nous voulons nous assurer du succès de ce projet.»
M. Shbib est appuyé par quatre partenaires financiers dans cet exercice, soit Ali Ettehadieh, Suzanne Peeling, Gabriel Safdie et Eva Juul.