La ministre Line Beauchamp accepte l'ensemble du plan de relance du Mont-Orford, mais veut vendre les installations et équipements du centre de ski. (photo archives: Dany Jacques)
Québec voit le plan de relance d'Orford d'un bon œil, mais émet des bémols
La ministre Line Beauchamp semble voir d'un bon œil le plan de relance du Mont-Orford, même si elle impose quelques conditions, mais sa réponse par la voix des médias n'a pas été appréciée par le préfet de la MRC de Memphrémagog, Roger Nicolet.
Ce dernier, qui préside également le Comité de parrainage étudiant l'avenir de la station touristique, a appris les états d'âme de la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs en lisant La Tribune. «Je ne suis pas très heureux quant à sa façon de communiquer. Nous avons été de bons collaborateurs depuis le début et nous sommes prêts à réévaluer certaines recommandations. Cependant, cette méthode détériore le climat de confiance et je ne sais pas où cela nous mènera», déplore-t-il.
Roger Nicolet compare tout de même la réaction de la ministre Beauchamp comme un pas dans la bonne direction. «Elle reconnaît nos grandes orientations, mais il reste les aspects financiers à arrimer. Je comprends que le gouvernement a déjà engagé beaucoup d'argent dans cette aventure, mais est-ce possible de le récupérer?», se questionne-t-il en pensant davantage vers le non.
Impatient, Roger Nicolet réclame une réponse officielle très rapide et une accélération du dossier.
Dans La Tribune, Mme Beauchamp dit oui au plan de relance, mais refuse que le gouvernement demeure propriétaire des installations et des équipements du centre de ski.
Elle refuse aussi que la province assume les déficits appréhendés des premières années. Elle garde la porte ouverte aux investissements, mais dans un souci d'équité pour les autres régions et les autres entreprises de l'industrie du ski.
Selon un membre du Comité de parrainage, Robert Benoit, la principale conséquence de cette condition sera d'augmenter le prix de la vente au prochain gestionnaire, puisqu'il devra acheter plutôt que louer.
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 24 mars 2009Tout est tout croche dans ce dossier.
Les ÉLUS ne se sont pas occupés de protéger notre Parc National conçu pour le bien-être des citoyens et non pour engraisser les promoteurs. Nos ÉLUS semblent oublier de protéger nos intérêts, mais ils sont très vites pour protéger le patrimoine religieux?
Nous sommes gérés par de l'incompétence mur à mur.
Les Parcs Nationaux...les dons écologiques....ne sont pas à louer ou à vendre. Point à la ligne.
On ne doit pas se servir des Parcs Nationaux pour des fins mercantiles et si on crée des emplois c'est pour le bien-être des citoyens et non des profiteurs.