Pas de taxes à la Tremblant pour relancer Orford
Plusieurs scénarios de financement ont été étudiés pour la relance de la Station touristique du Mont-Orford, mais les taxes et les redevances à la consommation, comme à Tremblant, ont été exclues.
Le Comité de parrainage de la MRC de Memphrémagog, qui s'est penché sur l'avenir du centre de ski, a toutefois analysé différents modèles de financement adoptés dans les grandes stations comme Tremblant et Whistler-Blackcomb, en Colombie-Britannique.
Parmi les options de financement potentielles des immobilisations pour la région, le Comité de parrainage avait ciblé une cotisation de base par propriétaire d'unité d'habitation ainsi qu'un pourcentage des revenus d'exploitation de commerces ou de location d'unité d'habitation. S'ajoutaient des redevances sur les ventes à la consommation, comme à Tremblant qui en compte trois distinctes, ainsi qu'une taxe commerciale.
Les membres du Comité ont cependant retenu une redevance de 5000 $ par unité d'habitation vendue par Vertendre et André L'Espérance en périphérie du Parc national du Mont-Orford ainsi qu'une majoration du tarif de ski de 2,25 $ par jour. S'ajoute une taxe spéciale de l'ordre de 0,10 $ du 100 $ d'évaluation par unité d'hébergement, condos ou autres.
La redevance de 5000 $ par unité d'habitation pourrait permettre d'obtenir 250 000 $ par année jusqu'à la fin des travaux. Quant à la taxe spéciale de 10 sous du 100 $ d'évaluation, elle dégagerait un financement annuel progressif de 0 $ à environ 150 000 $ en 2027, mais à perpétuité.
Une autre tranche de 450 000 $ par année serait tirée de l'augmentation du tarif quotidien de ski dès la saison 2009-2010. Ces prévisions sont basées sur un achalandage de 200 000 jours/ski annuellement.
Un fonds d'immobilisations géré par une entité légale serait créé pour accumuler ces revenus et assurer la pérennité des infrastructures de la station touristique..
Au total, la part du milieu privé s'élève à 11,3 M $ pour le financement des immobilisations, tandis que la portion demandée à Québec se chiffre à 12 M $.
Selon le président du Comité de parrainage, Roger Nicolet, l'objectif consiste à redresser la situation financière d'un centre de ski déficitaire, en plus de dénicher du financement (immobilier) pour moderniser une station aux équipements parfois désuets. Le Comité demande aussi la permission à Québec d'aménager deux chaises de liaison pour relier le domaine skiable aux deux développements immobiliers.
Le Comité de parrainage assure que le modèle proposé a été construit de façon prudente, considérant la crise financière actuelle et la situation économique.
Du côté de l'ancien gestionnaire du Mont-Orford, André L'Espérance, sa porte-parole Annie Brunelle signale que son patron n'a pas plus avancé son concept immobilier qu'à l'époque de la grande saga. Selon elle, l'homme d'affaires attend l'autorisation du gouvernement avant d'élaborer un plan d'affaires plus sérieux.
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 27 février 2009On compare des pommes avec des oranges?
MONT ORFORD doit-on le rappeler, n'est pas un parc comme les autres et de plus c'est un bien collectif et non
une montagne privée...
Mont Tremblant appartenait aux RYAN je crois et
MONT ORFORD n'appartient pas à L'ESPÉRANCE.
Le Péquiste qui a rédigé le bail était aussi incompétent que ceux qui ont dirigé la Caisse de Dépôt!
Faudrait cesser de fantasmer sur un bien collectif pour des emplois, le tourisme et je ne sais quoi....
Ce n'est pas l'idée du siècle comme dit si bien l'anchor woman de CHLT 630....