Une récente décision de la Cour supérieure pourrait ouvrir la voie à un contrôle accrue sur le nombre de bateaux sur les plans d'eau. (photo archives: Dany Jacques)
Un jugement ouvre la porte au contrôle des bateaux sur les lacs
Pierre Dépôt invite les Municipalités de la MRC de Memphrémagog à s'inspirer d'un récent jugement de la Cour supérieure pour limiter l'accès des embarcations à moteur sur leurs lacs.
Selon lui, cette décision ouvre la porte à un meilleur contrôle des bateaux, plus particulièrement ceux appartenant aux plaisanciers en provenance de l'extérieur de la région. «Une ville peut difficilement interdire l'accès aux riverains, mais elle pourra maintenant trier grâce à ce jugement», explique-t-il.
Ce jugement pourrait avoir des répercussions jusqu'ici, car il reconnaît que les Municipalités peuvent interdire l'accès des embarcations à moteur aux plans d'eau pour des motifs de protection de l'environnement. À ses yeux, le règlement de Saint-Adolphe-d'Howard n'a pas pour caractère véritable de régir la navigation, qui demeure sous la responsabilité du gouvernement fédéral. «Je suis très heureux, car on passera outre la bureaucratie de Transports Canada», se réjouit Pierre Dépôt.
La décision du juge Jean-Yves Lalonde, de la Cour supérieure du Québec, confirme la légalité et l'applicabilité du règlement nautique numéro 535-2 de Saint-Adolphe-d'Howard concernant les accès, la protection des berges et la sécurité nautique.
On y lit que «Le Tribunal est d'avis que ce pouvoir comprend celui de limiter l'accès aux plans d'eau du territoire en contrôlant le surnombre des embarcations à moteur.»
Pierre Dépôt pense que le contrôle avant la mise à l'eau représente la clé du succès. Il suggère aux Municipalités d'exercer leur plein pouvoir à leurs propres rampes d'accès en refusant carrément les non riverains qui souhaitent sillonner un lac. Elles pourraient aussi limiter l'accès en refusant les wakeboards, par exemple, ou seulement accepter les bateaux électriques. «Les élus pourront maintenant le faire grâce à ce jugement», croit-il.
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 5 mars 2009L'eau est banalisée. Il n'y a jamais d'argent pour voir à l'eau. Vous avez présentement le projet des 3-Lacs qui est une farce monumentale car Yvon Vallières dit qu'il n'a pas d'argent pour cela. On va quêter pour de l'eau et nettoyer un mois par année en 3 ans? Il faut un million de dollars?
Les ministres sont plus vite pour les bâtiments historiques?