L'auteure Johanne Seymour signe la troisième enquête de l'inspecteur Kate McDougall dans «Le défilé des mirages». (photo: Vincent Cliche)
Les aventures de Kate McDougall sont nées au Canton de Potton
L'enquêteur Kate McDougall reprend du service pour une troisième enquête dans «Le défilé des mirages». Celle qui donne vie à tout cet univers, l'auteure Johanne Seymour, s'est longuement isolée dans sa résidence du Canton de Potton pour pondre son dernier polar.
C'est d'ailleurs à cet endroit que le personnage de Kate McDougall est né. «J'étais immobilisée depuis un moment à cause d'un accident dont j'ai été victime en 2003. Ça faisait longtemps que je pensais à écrire, mais je n'avais jamais trouvé l'inspiration. Une nuit, j'ai entendu un orignal gémir. C'était comme si on venait d'égorger un enfant. À cet instant, j'ai pensé que "Le cri du cerf" pourrait être un beau titre pour un premier roman. Deux mois plus tard, l'idée d'une enquête et de ses personnages m'est apparue, le tout lié au cri du cerf que j'avais entendu.»
L'action du «Défilé des mirages» débute lorsque Claude Thérien, psychiatre et fondateur de Serenity Gardens, un centre pour déficients mentaux dans les Cantons-de-l'Est, est retrouvé mort, un pentacle tailladé sur le front. L'enquêteur Kate McDougall est alors dépêchée sur les lieux pour résoudre ce mystère aux mille rebondissements.
Le polar a toujours été le style préféré de l'auteure Johanne Seymour. «C'était le premier livre sans image que j'ai lu étant petite. Ça m'a toujours plus. Un bon polar est généralement ficelé avec une bonne intrigue et des personnages forts. Il devrait comporter suffisamment de surprises pour entraîner le lecteur jusqu'à la fin», raconte-t-elle.
Avant de s'immiscer dans le monde littéraire, Johanne Seymour a réalisé plusieurs émissions de télévision, dont Emma, Cent titres et Auteurs libres. Serait-elle tentée de revenir dans cet univers et transposer au petit écran son personnage fétiche? «Je travaille activement au développement d'un scénario pour un film que j'aimerais réaliser. Je me rends compte qu'il y a un certain intérêt autour de mes romans et de mes personnages. L'idée d'un film semble à point.» Et qui joueraient les personnages? «Pour Kate McDougall, Marina Orsini me vient immédiatement à l'esprit. J'ai travaillé avec elle récemment à Québec ainsi qu'à de récentes Correspondances, à Eastman.»
Mis à part son projet cinématographique, l'auteure Johanne Seymour planche sur l'écriture d'un autre roman. «Celui-ci porte plutôt sur mon amour de la famille. C'est un petit projet qui me tient réellement à cœur», explique-t-elle.