Dans un discours prononcé à la tribune de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le 3 décembre, M. Stephen Jarislowski a déclaré ceci, en parlant de la crise économique dans laquelle nous sommes déjà entrés : « ... si vous ne dépensez pas de manière substantielle et que vous n’imprimez pas des sommes énormes d’argent, vous allez empirer la récession, alors il faut le faire ».
M. Jarislowski ne sait pas combien Ottawa et les provinces devront injecter pour stabiliser l’économie mais il estime que la somme de 30 milliards avancée par certains stratèges politiques n’est qu’une bagatelle face aux problèmes à résoudre. Il dit ne pas craindre vraiment l’émergence de déficits structurels : « Il faut d’abord renflouer ce qui existe pour ne pas l’empirer. C’est ça le problème. Et il n’y a personne qui peut faire ça à part le gouvernement ».
Il a ensuite précisé: « Comme plusieurs consommateurs et entreprises sont lourdement endettés, ce ne sont pas des baisses de taux d’intérêt qui les feront ouvrir leurs goussets, d’où l’importance des investissements gouvernementaux. L’économie ne reprendra du poil de la bête que lorsque les niveaux d’endettement (des particuliers et des entreprises) auront reculé ».
M. Jarislowski est un des financiers les plus respectés, les plus humanistes et les plus moraux en Amérique du Nord
www.jfl.ca). Il réagit aux politiques des gouvernements, comme le font tous les gens qui placent de l’argent et qui conseillent ceux qui en placent, mais il ne fait pas de politique. Personnellement, j’ai un très grand respect pour cet homme.
Il serait bon que ceux qui font déraper le débat sur la bibliothèque à l’église Sainte-Marguerite en attaques personnelles de tous genres et qui disent à peu près n’importe quoi, se taisent un peu et laissent les gens réfléchir sereinement sur le bien-fondé de ce projet – particulièrement dans le contexte économique actuel.
La bibliothèque a sa valeur en soi, comme lieu de culture, et je crois que la majorité des gens comprennent cela assez spontanément. Mais la bibliothèque peut et doit aussi devenir un projet moteur pour redynamiser le quartier des Tisserands. Dans cette perspective, il faut avoir confiance qu’il en découlera à moyen terme si le Conseil municipal est conséquent avec lui-même, beaucoup d’avantages économiques – incluant pour le développement de l’emploi et le développement de nouvelles branches industrielles dans le secteur de Magog. Les nouvelles entreprises que tous souhaitent voir s’implanter pour combler le déficit des emplois perdus à cause du redéploiement mondial de l’économie, recherchent non seulement un parc industriel mais, aussi, un milieu de vie stimulant à tous points de vue – et notamment au niveau social, éducationnel et culturel.
Il ne faut pas confondre, dans un contexte économique comme celui dans lequel nous sommes entrés, finances personnelles et finances publiques. C’est ce que rappelle M. Jarislowski. On n’a qu’à penser aux grands travaux publics exécutés durant la grande dépression des années 1930 pour comprendre que, s’il n’y avait pas eu ces grands travaux et l’endettement public conséquent, il y aurait eu encore plus de chômeurs et plus de misère.
Cela ne veut pas dire que la nouvelle bibliothèque sera le seul grand chantier à Magog et que, en réalisant cet important projet, la ville va oublier tout le reste. Le plan d’investissement triennal de la ville de Magog est assez explicite à cet égard, pour qui accepte de voir les choses sans œillères et sans préjugés. Je parierais même que, une fois que les gouvernements supérieurs auront clarifié leurs plans de relance, Magog pourra bénéficier de subventions plus importantes que ce qui était espéré, sans augmenter son endettement plus que ce qui était prévu dans son plan triennal d’investissement. Car il ne faut pas oublier que, dans le contexte économique actuel, quelles que soient les subventions obtenues, les prix obtenus sont généralement meilleurs – on peut donc faire plus avec le même argent... et les taux d’intérêt vont rester bas pendant encore assez longtemps.
Daniel Faucher
Eastman
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 6 novembre 2009M. Marc Poulin a mentionné au journaliste de la Tribune Page 4 6 novembre courant,que la bibliothèque sic "va, entre autre, desservir une population qui n'a pas les moyens de se payer internet ou les journaux".
Donc, les contribuables ont déjà refusé une dépense de $8 millions pour ce projet? C'est une oeuvre charitable?
Nous payons déjà $480 millions annuellement pour le Patrimoine Religieux. Nous payons aussi aux Filles de la Charité plusieurs fois des subventions de $350,000 et elles en demandent encore? Nous avons payé pour la réparation de rails du ORFORD EXPRESS! Tandis qu'à ROME les coffres débordent et que les presbytères regorgent de richesses?
Voulons-nous changer les citoyens ordinaires de Magog en philanthropes?
Dépensons l'argent pour des usines d'épuration, des trottoirs, des rues mais de grâce ne nous transformez pas en religieux, ce n'est pas notre rôle.
De plus, Magog a bien plus besoin de transport en commun pour les gens ordinaires que d'une bibliothèque.
Rendez-vous à cette bibliothèque présentement et ce qu'il manque c'est un terrain de stationnement adéquat.
Il y a toujours plein de place! Comme le mentionnait VICKI MAY HAMM un agrandissement aurait suffit avec plus de stationnement. Faut pas gaspiller l'argent en temps de crise financière et surveiller les idées de grandeur.
Puis dépenser pour des logements à prix abordables seraient bien plus utiles pour les gens ordinaires qu'une bibliothèque monstre ne pensez-vous pas?
C'est comme Feu Jean Drapeau de Montréal avec son toît olympique il a mis Montréal dans la *****! Même chose pour les églises vides. Elles devraient toutes être vendues AU PRIVÉ et les revenus de la vente retournés aux citoyens qui les ont payées!