France Bonsant à la recherche d'un troisième mandat
Lors du prochain scrutin fédéral (14 octobre), la députée bloquiste sortante de Compton-Stanstead, France Bonsant, tentera d'obtenir la confiance des électeurs du comté pour une troisième fois. Selon elle, le Bloc québécois a encore sa place à Ottawa, malgré ce qu'en disent ses adversaires politiques.
Mme Bonsant désire ce troisième mandat pour une raison bien précise. «Je veux continuer ce que j'ai débuté. Une troisième élection en 39 mois, c'est difficile pour déposer et faire avancer un projet de loi. C'est pour cela que je veux obtenir la confiance des électeurs, pour faire avancer les dossiers qui sont chers aux gens de Compton-Stanstead.»
La députée Bonsant cite en exemple le projet P-550, qui est «mort au feuilleton». En collaboration avec l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), le Bloc québécois voulait garantir un lien d'emploi employé-employeur de deux ans, dans le cas d'un meurtre ou d'une disparition d'un membre de la famille. «On veut également que l'assurance-emploi soit versée pour une durée de 50 semaines. Tout ça dans le but d'harmoniser le Code fédéral du travail avec celui du Québec. Dans le fond, quand tu perds quelqu'un de ta famille, c'est un grand stress. Tu n'as pas besoin de vivre un stress financier par-dessus tout ça», souligne France Bonsant.
Si elle est réélue, la députée sortante s'engage à piloter ce projet jusqu'à ce qu'il soit adopté.
Et à ses détracteurs qui croient que sa formation politique n'a plus sa place à Ottawa, Mme Bonsant leur répond que le Bloc a aidé à passer différents projets. Celui de doubler l'espérance de vie du passeport à dix ans lui vient en tête. «Ça va être plus pratique. C'est une bataille qu'on a gagnée. La mesure sera en place dès 2010», précise la députée.
Portrait d'une parlementaire
Native de Waterville, c'est à l'intérieur de cette municipalité que France Bonsant a vécu les premières 20 années de sa vie, pour ensuite déménagée à Ascot Corner, où elle y demeure toujours. Mère de deux filles de 30 et de 37 ans, elle a été à l'emploi de Bell Canada pour 28 ans en tant qu'adjointe à l'ingénierie. Elle a été élue pour la première fois au Parlement en juin 2004. Deux ans plus tard, elle conserve son siège lors d'une deuxième élection. «J'ai alors décidé de quitter mon emploi, question de laisser la place aux jeunes», explique-t-elle.
Qu'elle soit en campagne ou en pleine exercice de ses fonctions parlementaires, France Bonsant aime faire du «terrain». «J'aime aller rencontrer les gens et savoir leurs besoins. J'aime également apprendre d'eux», lance-t-elle.
De cette façon, elle croit être en mesure de marteler les dossiers qui tiennent à cœur les gens du comté. Elle entend marteler les dossiers de la gestion de l'offre en agriculture et la sécurité aux frontières. France Bonsant espère rouvrir le poste de la GRC fermé à l'automne 2004, à Coaticook. «Je ne leur pardonnerai jamais d'avoir posé ce geste», a-t-elle expliqué.