L'avenir de la station est lié à une augmentation de la fréquentation et à une contribution plus importante des utilisateurs. (Photo archives)
La station du Mont Orford n'est pas rentable dans sa forme actuelle
Des investissements majeurs sont nécessaires pour améliorer les infrastructures
La station touristique du Mont-Orford, dans sa forme actuelle, n'est pas rentable et l'équilibre financier tant recherché ne pourra se faire sans l'apport de revenus provenant de l'extérieur. C'est là un des principaux constats relevés par le Comité de parrainage du Mont Orford qui, il y a quelques mois, avait été mandaté pour formuler des recommandations au gouvernement du Québec.
Les membres de ce comité ont fait leurs devoirs. Le comité soumettra sous peu ses recommandations au conseil de la MRC et celles-ci seront par la suite entérinées et acheminées à la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp.
Ces recommandations, précisons-le, avaient été développées à la suite des orientations retenues lors d'une rencontre tenue en juin dernier.
Plusieurs experts ont notamment été invités à offrir leurs expertises tout au long de cette réflexion.
Autre constat qui ressort: les infrastructures de la station nécessitent des investissements majeurs afin que celle-ci puisse être compétitive avec les autres stations de cette envergure.
Les membres du comité reconnaissent que l'avenir du volet «ski» dépend de l'amélioration du domaine skiable, de la qualité de l'enneigement et de saines pratiques environnementales.
La mise en place d'un plan de restauration environnementale et d'un protocole d'enneigement est également souhaitable.
Finalement, le comité s'entend pour dire que les retombées économiques actuelles de la station sont importantes et la région ne peut se priver de tels équipements.
Des scénarios
Le travail du comité ne consistait pas qu'à relever des constats, il devait principalement acheminer des recommandations et donc, par conséquent, évaluer divers scénarios quant à l'avenir de la station et de ses perspectives pour assurer la pérennité des activités.
Le comité croit qu'il est préférable que le gouvernement du Québec demeure propriétaire des installations et équipements récréatifs. En fait, on souhaite que le gouvernement puisse agir à titre de «gardien» des investissements qui y seront consentis.
On invite le gouvernement à poursuivre la remise en état des installations qui lui appartiennent (infrastructures et bâtiments) de façon à ce que le prochain gestionnaire puisse se concentrer sur la gestion des activités récréotouristiques et d'un plan de modernisation de la montagne.
Par ailleurs, le plan de restauration environnemental a été bien amorcé et on souhaite ardemment qu'il se poursuive.
Pour ce qui est de la gestion de la station, on recommande au gouvernement de procéder par appel d'offres afin d'identifier minutieusement la proposition la plus prometteuse pour la région, tout en offrant des garanties financières essentielles à la poursuite des opérations.
Le comité convient que l'avenir de la station est lié à une augmentation de la fréquentation et à une contribution plus importante des utilisateurs de la station, principalement des skieurs. L'amélioration des équipements devrait justifier cette hausse proposée.
Projets immobiliers
Finalement, l'apport financier de projets immobiliers privés adjacents aux terres publiques pourrait permettre le financement complémentaire des immobilisations à assumer. Ces bâtiments immobiliers pourraient avantageusement être reliés au domaine skiable par l'entremise d'une chaise de liaison.
Le comité estime que la contribution financière de ces développements immobiliers est nécessaire à la survie de la station d'Orford.
Dans la même veine, les acteurs du milieu, qui représentent les principaux bénéficiaires de l'activité économique générée, pourraient être mis à contribution dans la mise en place d'une stratégie de mise en marché et de promotion soutenue de la région.
Certains membres du Comité de parrainage continuent de répéter que les terres distraites du parc par la Loi 23 doivent retourner dans les limites du parc national du Mont-Orford.
PHOTO MONT ORFORD
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 6 novembre 2008Le Premier Ministre CHAREST nous fait croire qu'ajouter des terres au MONT ORFORD suffit? C'est quoi ça?
Faut vraiment nous prendre tous pour des imbéciles, non?
Imaginez vous possédez une terre et d'autres personnes puissantes veulent l'avoir pour profiter avec et qu'on vous enlève une partie et qu'on la remplace ou on en ajoute pour vous faire avaler la pilule....
Quelle sera votre réaction? Le MONT ORFORD avec ses 459 hectares est un bien public et feu le Docteur Bowen ne voulait pas qu'on y touche. Statuo Quo.