Denis Paradis (à gauche) a reçu la visite du député Michael Ignatieff, mardi soir dernier à Magog. Les deux candidats libéraux en ont profité pour discuter économie avec le maire Marc Poulin. M. Ignatieff a aussi fait valoir que la cote de popularité des conservateurs était en chute libre. (photo: Patrick Trudeau)
Denis Paradis à la recherche d'une cinquième victoire
À quelques jours du scrutin du 14 octobre, le libéral Denis Paradis est confiant de pouvoir reconquérir le poste qu'il a perdu aux mains du bloquiste Christian Ouellet, en 2006.
S'il l'emporte ce soir-là, il s'agira de sa cinquième victoire en six élections. «Les sondages nous mettent en bonne position, mais il faut quand même réussir à faire sortir le vote», lance-t-il avec prudence.
Même si sa première élection comme député de Brome-Missisquoi remonte à 1995, M. Paradis soutient avoir toujours la flamme politique bien allumée. «C'est probablement la campagne la plus déterminante au point de vue des enjeux, celle qui présente le plus grand fossé entre les visions de deux partis. D'un côté, il y a les conservateurs, qui ont une vision d'extrême droite, et de l'autre, le Parti libéral, qui propose un programme équilibré. Au lendemain de l'élection d'un gouvernement libéral, Stéphane Dion (le chef libéral) a promis de poser des actions dans les 30 premiers jours. Il y a déjà un programme de 70 milliards $ sur dix ans qui est prévu pour les infrastructures», a-t-il plaidé.
Denis Paradis fait aussi valoir que ses 11 années passées à la tête du comté sont un net avantage sur ses adversaires. «Je connais bien le territoire et je représente une valeur sûre; j'ai le comté et les gens dans les tripes. Si je suis élu, je pourrai m'attaquer dès maintenant aux enjeux locaux. Depuis deux ans et demi, j'ai l'impression qu'on a vécu un grand trou noir. Par exemple, dans le dossier du site d'enfouissement de Coventry, il y a un agrandissement de 10 millions $ qui a été voté en avril dernier. Pourtant, l'actuel député ne semble pas s'être préoccupé de la question», laisse-t-il entendre.