De passage à Magog pour appuyer le candidat de Brome-Missisquoi, Mark Quinlan, la ministre Josée Verner a eu l'opportunité d'échanger avec Denis Roy, président de la Chambre de commerce et Jean-Guy Gingras, président de la Traversée du lac Memphrémagog. (Photo Christian Caron)
La ministre Josée Verner se montre réceptive
Aide financière pour la Traversée du lac Memphrémagog
La Traversée internationale du lac Memphrémagog pourrait obtenir une aide financière du gouvernement fédéral dans l'éventualité où le Parti conservateur était reporté au pouvoir le 14 octobre prochain. C'est ce qu'a indiqué la ministre Josée Verner lors de son passage à Magog dans la journée de lundi.
Venue appuyer le candidat de Brome Missisquoi, Mark Quinlan, Josée Verner a accepté de rencontrer le président de la Traversée du lac Memphrémagog, Jean-Guy Gingras, lequel n'a pas manqué de signifier à quel point cette activité engendre d'importantes retombées économiques pour la région immédiate et pour le Québec.
«J'ai écouté attentivement ce que M. Gingras avait à dire au sujet de cet événement. Avec le Programme des festivals (une enveloppe de 30 M $), les possibilités sont intéressantes. Mais à la lueur de ce que je viens d'entendre ici, il serait peut-être pertinent de demander aux fonctionnaires de revoir certains critères puisqu'il subsiste certains irritants», a mentionné la ministre qui s'est arrêtée dans les locaux de la Chambre de commerce durant une bonne heure.
Invitée à donner un exemple de ces irritants, madame Verner mentionne, entre autres, qu'il pourrait y avoir plus de nuances dans le formulaire à remplir. Par exemple, définir avec plus de clarté ce qu'est un artiste local.
«C'est évident que lorsqu'il y a un député qui nous interpelle directement, ça contribue à activer le dossier», fait valoir celle-ci en laissant sous-entendre qu'un député du parti au pouvoir se retrouverait dans une position pouvant obtenir une réponse dans des délais plus rapides.
«Quand je parle de mon désir d'être un député proactif, c'est un peu ça que je veux signifier, explique Mark Quinlan, pour renchérir. Dans un cas comme celui-là (la Traversée), on va tout simplement prendre les devants et guider les organisateurs vers la bonne voie.»
Satisfaction
Le président de la Traversée du lac Memphrémagog, Jean-Guy Gingras, a apprécié son entretien avec la représentante du Parti conservateur. «En général, dit-il, je suis satisfait de la rencontre. Mme Verner semble réceptive à nos demandes», a commenté le principal intéressé.
Parmi les irritants rencontrés lors de la dernière demande de subvention, le président Gingras dit avoir trouvé regrettable de devoir communiquer avec cinq fonctionnaires différents au cours du processus. Selon lui, il aurait été tellement plus simple de faire affaire avec un seul représentant pour faciliter le cheminement du dossier.
«La Traversée se tient en août, de sorte que le comité organisateur aime pouvoir obtenir une réponse en janvier afin de mieux organiser la programmation. Et quand vient le temps d'acheminer notre demande d'aide financière, nous souhaiterions bénéficier de renseignements plus détaillés. Par exemple, c'est quoi les règles concernant les artistes locaux que nous engageons pour les différents spectacles? Moi, j'aime le principe de faire appel à des artistes locaux. La question c'est: est-ce qu'on peut également avoir une aide financière pour les rémunérer. Je pense qu'elle a été surprise de voir à quel point les artistes locaux sont nombreux à se greffer à la programmation», explique monsieur Gingras.
L'année dernière, la Traversée a obtenu 75 000 $ du gouvernement du Québec, soit 45 000 $ de Tourisme-Québec et 30 000 $ via l'enveloppe discrétionnaire du député d'Orford. «Idéalement, signale Jean-Guy Gingras, nous aimerions que le fédéral en donne tout autant. C'est le genre de montant (75 000 $) qui pourrait faire la différence entre un déficit et un surplus. Vous savez, pour un festival de cette nature, la température fait foi de tout. Si la température est favorable, tout est beau, mais s'il pleut durant plusieurs jours, le bilan risque de s'en ressentir largement.»