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Les auditeurs perdent une grande voix

Bertrand Gosselin à la retraite après une carrière de 30 ans à CHLT

Dany Jacques par Dany Jacques
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Article mis en ligne le 2 septembre 2008 à 3:13
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Les auditeurs perdent une grande voix
Bertrand Gosselin est à la retraite après 30 années sur les ondes de CHLT. (photo : Dany Jacques)
Les auditeurs perdent une grande voix
Bertrand Gosselin à la retraite après une carrière de 30 ans à CHLT
Un journaliste aguerri et d'expérience originaire de Magog a quitté le métier de journaliste cet été, mais il entend bien garder un œil attentif à la scène judiciaire estrienne.
Bertrand Gosselin a été mis à la retraite de cette station appartenant à Corus à l'âge de 71 ans. Il profite actuellement de vacances accumulées bien méritées, mais la compagnie a prévu un budget pour lui afin d'assurer la couverture de grands procès.

Cet homme, qui est né et qui a grandi à Magog, ne savait pas qu'il allait devenir la référence des Cantons-de-l'Est en matière criminelle. Il a même été contremaître à la Dominion Textile avant d'amorcer sa carrière dans les communications.

Il exerce d'abord sa plume à titre de correspondant magogois pour La Tribune avant d'écrire en parallèle dans le défunt Progrès de Magog. Il se rappelle de son premier contact avec cet hebdomadaire, comme si c'était hier. «René Ouellette m'accroche un jour pour écrire des textes soulignant les 25 ans du Progrès, mais en seulement quelques jours. J'ai écrit jour et nuit, j'étais crevé, mais j'y suis resté trois ans», se souvient-il.

Il entre à CHLT à la fin des années 1970 pour la couverture judiciaire et des faits divers. Quelques dossiers régionaux ont marqué sa carrière radiophonique de 30 ans pour le même employeur. Il mentionne le meurtre du jeune Éric Arpin, commis par les frères Noël. Le dossier de la famille Côté figure aussi en tête de liste, tout comme la tragédie du lac d'Argent, les Pouliot de Compton et la fusillade de Rock Forest. «Les dossiers des policiers magogois Denis Lamontagne et Carl Thomas ont également retenu mon attention», raconte-t-il, toujours en verve.

Bertrand Gosselin a adoré son métier pour ses nombreux contacts avec le public. «J'ai rencontré plein de gens de différents milieux. J'ai développé beaucoup d'amitiés et de liens de confiance. J'ai également apprécié être utile à des gens en dehors des ondes», mentionne-t-il.

Cet homme, qui connaît Magog et ses gens comme le fond de sa poche, n'a jamais reçu de menaces même s'il a parlé de criminels tous les jours de sa carrière. «Je connais personnellement des Hells, mais ils m'ont toujours respecté. Je n'ai jamais eu de désagrément», avoue-t-il.

Bertrand Gosselin a cependant été impliqué dans une prise d'otages au début des années 1980, dans un dépanneur de Sherbrooke. «Un homme désespéré avait empoigné la propriétaire du commerce pour tenter de voir ses deux enfants. Il voulait rencontrer un journaliste. J'ai parlementé une dizaine de minutes avec lui avant de le convaincre de communiquer avec Jean-Pierre Rancourt. Il a aussi laissé entré un policier, mais l'opération menant à son arrestation s'est par la suite passée très rapidement», se rappelle-t-il.

Après tous ces bons souvenirs, il ne reste plus qu'une chose à dire : bonne retraite mon Bert!

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