Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Reflet du Lac
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Adrien Mercier ne quittera pas tout à fait le navire

Dany Jacques par Dany Jacques
Voir tous les articles de Dany Jacques
Article mis en ligne le 22 août 2008 à 12:49
Soyez le premier à commenter cet article
Adrien Mercier ne quittera pas tout à fait le navire
Adrien Mercier (à droite) cède son poste de commande à Guy Roy en toute confiance. (photo : Dany Jacques)
Adrien Mercier ne quittera pas tout à fait le navire
Adrien Mercier ne quittera pas tout à fait la direction de la Régie de police Memphrémagog, même s'il cède sa place à Guy Roy à titre de chef de police.
Malgré ses 60 ans et ses 37 années de services, Adrien Mercier accomplira une dernière mission avant de complètement tirer sa révérence. La Régie de police le conservera dans un rôle de conseiller à la direction en plus de lui donner la responsabilité de peaufiner et terminer l'aménagement du futur poste de police situé dans l'ancienne mairie du Canton de Magog, au printemps 2009.

Adrien Mercier en a vu de l'eau couler sous les ponts depuis son entrée comme policier-pompier à la Ville de Magog, en 1971. Il a notamment assumé la présidence du syndicat sur une période de huit ans pendant ses responsabilités de policier-pompier, d'enquêteur avec Gilles Robinson (deux ans) et sergent à la gendarmerie.

Ayant travaillé sous le règne du chef Stephen Roy jusqu'en 1986, il devient l'adjoint du directeur Roland Croteau jusqu'en 1992, année où il accède au poste de directeur du service de police et d'incendie de la Ville de Magog.

Il assure la responsabilité de chef de police pendant 16 ans, soit de 1992 à 2008. On lui doit la création de l'une des premières régies intermunicipales de police au Québec avec la naissance de la Régie de police Memphrémagog réunissant les services de la Ville et du Canton de Magog, en 1993. Cette structure a servi de modèle pour plusieurs corps policiers québécois même avant son expansion avec Omerville, Austin, Canton d'Orford et Sainte-Catherine-de-Hatley, en 1999.

D'autres dossiers travaillés dans l'ombre n'ont pas tous abouti, comme l'expansion échouée de la Régie de police à l'ensemble des municipalités de la MRC de Memphrémagog, en 1996. Plusieurs heures ont aussi été consacrées à six projets de conversion ou de construction de poste de police, qui ont failli voir le jour aux emplacements de la Barmish (rue Saint-Jean-Bosco), à la mairie de Magog, dans une usine du parc industriel de Magog, ainsi que sur un terrain situé à l'angle des rues Champlain, Didace et boulevard Pie XII.
Un innovateur
Son successeur Guy Roy le considère comme un innovateur. «Sans lui, la Régie ne serait pas en aussi bonne santé financière et organisationnelle. Il a fait plus que la gérer, il l'a développée», insiste le nouveau chef de police.
Quelques réalisations alimentent la fierté d'Adrien Mercier: l'intégration des pompiers volontaires, la division des services de police et d'incendie en 1993, la création et l'expansion de la Régie de police ainsi que la signature de conventions collectives sans arbitrage pendant ses 22 années à la direction, que ce soit comme adjoint ou chef de police. «Je suis particulièrement fier de la satisfaction de la population à notre égard, en plus d'avoir mené notre corps policier parmi les meilleurs et les plus réputés au Québec», insiste-t-il.

Des nuages noirs ont cependant assombri sa longue carrière. Il a traversé de lourdes enquêtes et procès comme les dossiers Dragon (années 1970), Levasseur (années 1990), des frères Noël et de la famille Côté. «Ces tourmentes affectent beaucoup, surtout dans une petite ville comme Magog où tout le monde se connaît», avoue-t-il.

À l'interne, d'autres dossiers ne lui ont pas facilité la vie. Il pense au policier Éric Whitehead congédié à la fin des années 1970 pour activités criminelles, tout comme à Carl Thomas, emprisonné plus récemment pour des raisons similaires.

La crise générée par l'enquêteur Denis Lamontagne, qui a compromis sa carrière en tentant de déjouer la justice, hante encore son esprit. Il pense aussi, avec tristesse, à l'amputation de la jambe de Léopold Bailey, ainsi qu'à l'accident de travail du pompier Oliva Charron, qui avait été heurté par une voiture pendant qu'il combattait un incendie.

Cependant, son regard s'éclaircit en pensant à ses fils Nicolas (Magog) et Thierry (Sherbrooke), qui ont aussi amorcé une carrière de policier au début des années 2000. «Je suis très fier d'avoir laissé cet héritage, d'autant plus que d'autres membres de ma famille œuvrent aussi au sein d'un corps policier», confie-t-il.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Éric Kelly Remax

Chez nos voisins


La question du net

  • Approuvez-vous les travaux d'aménagement de 10,6 M $ d'une nouvelle bibliothèque dans l'ancienne église Sainte-Marguerite?
  • Oui
  • Non