Gisèle Lacasse Benoit (photo archives : Dany Jacques)
Le MCI courtise les riverains vermontois
Le groupe Memphrémagog Conservation Inc. (MCI) espère que la réunion commune avec les membres d'un groupe similaire américain, le 18 août, pavera la voie à une protection plus musclée des rives du lac Memphrémagog au Vermont.
Le MCI et le «Memphrémagog Watershed Association» préparent une rencontre ouverte au public, qui se tiendra à Derby Line, au Vermont, lundi prochain à 19 h.
Un film produit par le MCI sur la protection des rives ainsi qu'une présentation de la présidente Gisèle Lacasse Benoit sont au programme. Elle en profitera pour aborder la réglementation québécoise et ses projets de reboisement, en plus de parler de l'historique et de la mission de son groupe.
Elle espère que cette approche marquera le début d'un long processus dont l'objectif consiste à harmoniser les règlements des deux côtés de la frontière. «Pour eux, une protection de cinq à dix mètres est énorme. Ils sont renversés, mais certains le souhaitent», dit-elle en pensant notamment aux larges bandes de rives dénudées dans le secteur de Newport.
Mme Lacasse Benoit espère un dénouement, surtout que la majorité des municipalités du bassin versant québécois du lac Memphrémagog imposera bientôt une protection minimale de cinq mètres (10 m d'ici 2012), voire dix immédiatement dans les cas d'Austin, Ogden et Canton d'Orford.
Les cyanobactéries persistent
D'autre part, les cyanobactéries demeurent présentes dans le lac Memphrémagog, mais la faible proportion de toxines écarte les mises en garde à la consommation. Le MCI a observé beaucoup d'algues bleu-vert dans la baie Fitch, le 30 juillet, tout comme sur l'ensemble de la rive est entre Austin et Magog, dans la semaine du 4 août.
Une écume verte a aussi été constatée à trois endroits le 11 août dernier, soit à la baie Verte, à la baie Sargent et dans la baie Fitch.