Le cinéaste Marty-Kanatakhatsus Meunier compte capter toute la splendeur du mont Orford et livrer l'historique de cette montagne à l'intérieur d'un documentaire. (photo: Vincent Cliche)
Le mont Orford fera l'objet d'un documentaire
Marty-Kanatakhatsus Meunier capte les plus belles images que le mont Orford lui offre depuis maintenant trois ans. Il filme tout ce qu'il peut dans le but de créer un documentaire qui, espère-t-il, rendra un ultime hommage à la montagne.
La poésie d'Alfred Desrochers est à l'origine de ce projet pour le moins ambitieux. «Quand je me suis procuré l'un de ses recueils et que je me suis mis à le lire, une tonne d'images me venaient à l'esprit. J'ai alors pensé à un documentaire qui rendrait hommage à la montage grâce à la poésie d'Alfred Desrochers», mentionne M. Meunier.
Le documentaire, qui a pour titre provisoire «Le vieil indien», servira aussi à donner l'heure juste au sujet du mont Orford. «Durant les audiences publiques du BAPE, certains intervenants ont lancé des informations erronées et ont parlé à travers leur chapeau. Je veux livrer la vraie histoire de cette montagne», dit celui qui a suivi la saga du mont Orford depuis les touts débuts.
Bien évidemment, le documentaire contiendra des témoignages. Charles Catchpaugh, , par exemple, commentera sur son expropriation, qui a eu lieu au milieu des années 1970. M. Catchpaugh, comme bien d'autres intervenants, seront mis à l'arrière-plan pour faire place aux écosystèmes et à la nature dans toute sa splendeur. «Il s'agit du cœur du documentaire», signifie Marty-Kanatakhatsus Meunier.
Pour mener à bien son projet, M. Meunier est en quête de financement. Il a notamment sollicité les 27 municipalités qui ont participé à la création du Parc national du Mont-Orford. Pour l'instant, le Canton d'Orford a confirmé sa participation financière au projet.
Dès l'automne prochain, le cinéaste entrera dans le cœur du projet. La vidéo devrait être complétée d'ici un an. «De cette façon, j'aurai pu capter les images de toutes les saisons. On dit qu'au printemps, la nature s'offre à nous, qu'elle s'éveille. Là, il y aura de belles prises de vue.»
Marty-Kanatakhatsus Meunier tournera son documentaire en haute définition et en son «surround». Ils désirent aussi que son œuvre soit diffusée de plusieurs façons. «Pourquoi ne pas utiliser le multiplateforme? Créons un DVD, mais divisons le film en capsules pour que les gens puissent le télécharger sur Internet. En fait, je veux simplement que mon documentaire soit accessible au plus grand nombre de personnes possible. Je propose l'histoire d'Orford et cette œuvre pourra faire partie des archives audiovisuelles de notre région.»