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Chicane de voisins au lac Bowker

Dany Jacques par Dany Jacques
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Article mis en ligne le 21 juin 2008 à 4:01
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Chicane de voisins au lac Bowker
Jean-Guy Dépôt ne comprend pas pourquoi sa rive boisée et végétalisée soit pointée du doigt. (photo : Dany Jacques)
Chicane de voisins au lac Bowker
Une autre guerre de voisins vient d'éclater au lac Bowker où le conseiller municipal Jean-Guy Beaulieu et le citoyen Christian Girouard reprochent à Jean-Guy Dépôt d'enfreindre des règlements de nature environnementale.
M. Girouard a questionné le maire du canton d'Orford, Pierre Rodier, lors de l'assemblée du conseil municipal, le 2 juin dernier. Ce riverain du lac Bowker questionnait la pertinence et l'autorisation de certains travaux réalisés sur la propriété de M. Dépôt. Il y déplorait l'abattage d'arbres sans permission en plus d'émettre des interrogations sur le fonctionnement de l'installation septique de la famille Dépôt.

M. Rodier a confirmé que M. Dépôt avait reçu verbalement l'information qu'il avait en effet enfreint un règlement municipal, mais qu'il avait accepté d'apporter des mesures correctrices afin de bonifier la rive sur le plan environnemental.

Une recherche à l'Hôtel de Ville confirme l'infraction en ce qui concerne l'aménagement d'une fenêtre visuelle de 6,8 mètres, contrairement à la norme fixée à 5 mètres. L'abattage de quelques arbres entre la maison de M. Dépôt et la propriété voisine demeure conforme à la réglementation. L'élagage d'arbustes en bordure de l'eau est aussi conforme, selon l'Hôtel de Ville, car seule la tête a été coupée, et ce, sans toucher aux racines.

Pierre Rodier assure aussi que l'installation septique de la famille Dépôt répond aux normes, mais refuse de rendre public un document jugé confidentiel réalisé par une firme spécialisée ayant étudié ce volet. MM. Girouard et Beaulieu sont convaincus que le maire protège son principal organisateur politique, en l'occurrence M. Dépôt. Une autre source digne de confiance assure que la partisanerie a été mise de côté dans ce dossier.
Prêcher par l'exemple
Jean-Guy Beaulieu est convaincu que M. Dépôt doit prêcher par l'exemple en raison de ses responsabilités environnementales. Il réclame donc sa démission à titre de président du Conseil régional en environnement de l'Estrie.
M. Beaulieu demeure convaincu de la non-conformité des installations septiques de M. Dépôt. «C'est sûrement marqué dans ce fameux dossier confidentiel, mais on ne peut pas le regarder», déplore-t-il.

En ce qui concerne les neuf arbres abattus, M. Beaulieu brandit un règlement municipal du Canton d'Orford, qui exige l'obtention d'un permis avant de réaliser ce type de travail. «On nous répond qu'il y a une faille dans les règlements pour M. Dépôt, mais moi, je ne peux même pas couper la tête de mes arbustes au lac Fraser. Il y a quelques années, un citoyen a écopé d'une amende de 2500 $ pour l'abattage d'un arbre au Chéribourg», peste-t-il.

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Christian Girouard

Commentaire mis en ligne le 22 juin 2008
Quand depuis des années on tient un discours, qu’on se présente presque comme une figure de proue ou une colombe de l’environnement, les gens sont à même de s’attendre qu’une personne comme M. Dépôt non seulement prêche, mais aussi donne l’exemple. Cela veut dire non seulement s’en tenir aux minima prescrits par lois et règlements mais souvent d’en faire plus et certainement pas d’utiliser les failles règlementaires à son avantage.
Quand il se targuait d’avoir démantelé son quai par respect environnemental j’ai trouvé cela bien, même s’il utilisait régulièrement celui de son voisin pour permettre à son épouse de monter et descendre d’une embarcation sans devoir se mouiller. Quand dans la foulée de RAPPEL, il planta dans sa berge pour en abriter le muret de pierres des rayons solaires et prévenir le réchauffement de l’eau, je l’en ai félicité publiquement.
Ce que je comprends moins, c’est qu’au moment même ou la MRC vient d’adopter un règlement de gestion de la végétation dans la berge, quand la municipalité d’Orford est en passe d’en adopter une version encore plus contraignante, M. Dépôt dont la résidence était à peine visible du lac décide soudainement et c’est son droit, de s’ouvrir une fenêtre de visibilité en perçant une bande d’accès de 5 mètres vers le lac. Il procède cependant sans demande préalable de certificat d’autorisation (Règl. 383, Chap. 5, Règl. 800 Zonage art 1.1.1.3 ) en excédant de 1,8 mètre la dimension autorisée ( Règl. 800 Zonage, art. 12.6) et sans mesures de mitigation apparentes. Où se situe l’argumentaire de Mme Bonin Dépôt rapporté dans le Reflet en regard des nouveaux Règlements? Est-ce que le mot «aucun» au sujet des interventions dans la berge a une définition différente au Bowker qu’ailleurs dans la municipalité ou la MRC? M. Dépôt qui est quasi de toutes les assemblées du Conseil de ville et de la MRC ne peut argumenter ignorer l’esprit de ces règlements d’autant plus qu’il a suivi de près différentes poursuites initiées par la municipalité dans ce dossier.
Fondamentalement, quel message veulent envoyer M. Dépôt en tant qu’environnementaliste et le conseil municipal de M. Rodier en initiant d’un côté le règlement le plus contraignant de la MRC et de l’autre en admettant que du bout des lèvres l’infraction de M. Dépôt. Je fais partie d’une association qualifiée de «pollueurs» par ces gens. Salissage? Libre à eux de le penser, mais que devons-nous dire à nos membres qui cherchent à prendre le virage environnemental? Et à ceux qui sont plus difficiles à convaincre?
Quant aux autres questions? Posées au conseil de ville, c’est directement au conseil du 7 juillet qu’explications et compléments seront demandés le cas échéant, la voie par média interposé étant mal venue dans ce cas.
M. Dépôt gagnerait en crédibilité à régler clairement ses dossiers environnementaux personnels sans couleuvrage même si cela implique des coûts désagréables…l’exemple, simplement et que l’exemple!

Christian Girouard
Lac Bowker
Éric Kelly Remax

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