Les retombées économiques hivernales de la Station touristique du Mont-Orford sont estimées à 19,6 M $, ce qui représente l'équivalent de 560 emplois. (photo archives: Dany Jacques)
Les retombées du Mont-Orford estimées à 19,6 M $
Une analyse des impacts économiques entourant la Station de ski et golf du Mont-Orford estime à 19,6 M $ par année les retombées sur l'économie de la région.
L'un des auteurs, Jacques Préfontaine, de la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke, considère ces retombées importantes puisqu'elles représentent l'équivalent de 560 emplois à temps complet rémunérés à 35 000 $. «Nos chiffres sont même conservateurs», assure-t-il.
Le comité de la MRC de Memphrémagog se penchant sur l'avenir du Mont-Orford, Roger Nicolet, dévoilait ces statistiques lors d'une rencontre avec les journalistes, aujourd'hui (17 juin). M. Préfontaine en a aussi profité pour identifier à 4,6 M $ le volume d'affaires de la Station de ski et à 175 000 le nombre de jours/ski en 2007-2008. Les dépenses des skieurs sont estimées à 15 M $ par année, ce qui représente 2,5 % des 600 M $ dépensés par tous les skieurs au Québec, sur la même période.
Le président du comité de la MRC, Roger Nicolet, se dit maintenant plus convaincu que jamais de poursuivre le travail d'ici la date limite fixée au printemps 2009. «Ces chiffres nous confortent à l'idée de défendre la survie de la Station de ski du Mont-Orford. Il nous confirme aussi qu'il faut tout faire en notre pouvoir pour la garder en opérations. Notre objectif demeure de trouver une solution viable et rentable pour plusieurs années», commente M. Nicolet.
Ce comité présentera un document préliminaire au gouvernement du Québec au début du mois de septembre. Un appel de proposition devrait suivre pour concrétiser le projet choisi.
Les membres du comité se sont montrés peu bavards sur les orientations plus précises, qui seront présentées à Québec. En termes pas très clairs, Roger Nicolet avançait néanmoins la possibilité de maintenir le domaine skiable sur des terres publiques, mais avec un développement immobilier sur des terres privées.
Cette option représente d'ailleurs un modèle fréquemment utilisé selon l'analyse de 27 stations touristiques nord-américaines, dont 14 situées en Nouvelle-Angleterre. L'étude de Jacques Préfontaine révèle que toutes ces stations sont situées sur des terres publiques, comme au Mont-Orford. Leurs faits marquants sont l'importance de l'aspect ski, la présence d'un concept au pied des pentes incluant de l'hébergement touristique, de grands événements attractifs hiver comme été, ainsi que des activités quatre saisons.
Demain, la Coalition SOS Parc Orford, ainsi que des représentants du Parti québécois et de l'Action démocratique du Québec, réclameront de nouveau la réintégration immédiate des 459 hectares des terres exclues du Parc national du Mont-Orford.