Jean-Guy Dépôt émet quelques réserves sur l'agrandissement du Parc national du Mont-Orford. (photo : Dany Jacques)
Des applaudissements et des bémols sur l'agrandissement du Parc Orford
Des applaudissements et des bémols se sont fait entendre dès l'annonce de la ministre Line Beauchamp concernant l'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Des représentants de la Coalition SOS Orford et de la Coopérative de solidarité du Mont-Orford applaudissaient. Ils étaient d'accord pour dire qu'il s'agissait d'un pas dans la bonne direction. L'ancien député d'Orford, Robert Benoit (SOS Orford) n'attend plus que la réintégration des 459 hectares dans le parc pour exprimer une satisfaction complète.
Son de cloche légèrement différent de la part du président du Conseil régional en environnement de l'Estrie, Jean-Guy Dépôt. Il admet qu'il s'agit d'une bonne nouvelle et qu'il a toujours été en faveur de l'agrandissement du parc.
Cependant, il croit l'endroit inapproprié en raison des affres des coupes forestières réalisées au fils des ans. «Ça va peut-être prendre de 10 à 30 ans pour naturaliser les espaces détruits», prévient-il en jugeant aussi le prix trop élevé.
M. Dépôt aurait préféré un agrandissement à l'est, vers le chemin Alfred-Desrochers, ou à l'ouest, vers le chemin George-Bonnalie.
D'autre part, il déplore vigoureusement l'enclave privée accordée aux Placements Bombardier autour du lac Larouche, pourtant situé au cœur des terres récemment acquises.
Son fils Pierre Dépôt comprend la présence d'un bâtiment pour exclure la propriété au complet, mais suggère de créer une ouverture pour aménager une plage publique ou une autre forme d'espace où la population en général aura accès.
D'autres espèrent que le gouvernement maintiendra sa décision d'agrandir le parc même si la relance d'Orford échoue dans un an.