Line Beauchamp assure qu'il n'existe plus aucun obstacle pour doubler la superficie du Parc national du Mont-Orford. (photo : Dany Jacques)
Québec agrandit officiellement le Parc Orford
Québec amorce officiellement l'agrandissement du Parc national du Mont-Orford avec l'acquisition des 3577 hectares appartenant à l'entreprise Les Frères Greif Canada.
La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, faisait cette annonce au cœur du Parc Orford, plus tôt cet après-midi (9 juin). «Ces terrains d'une grande valeur écologique ne pourront plus faire l'objet d'activités industrielles comme des coupes forestières. Ils constituent les deux tiers des terrains à acquérir pour doubler la superficie actuelle du parc, tel que notre gouvernement s'y était engagé en 2006», déclare Mme Beauchamp.
Cette superficie située au nord du Parc Orford a été acquise en échange d'une indemnité provisionnelle de 8,4 millions de dollars. Le montant final sera déterminé entre les parties dans les mois à venir ou il sera fixé par le Tribunal administratif du Québec, advenant l'échec des négociations.
Mme Beauchamp prévoit entre 12 M $ et 15 M $ la somme nécessaire pour acquérir les 1260 autres hectares toujours dans la mire de Québec. «Il n'y aura aucun obstacle, car ces sommes sont garanties par le Conseil du trésor», assure-t-elle.
D'ici deux ans, elle pense réussir à compléter l'agrandissement en finalisant des négociations avec les Placements Bombardier, la Station Mont des Trois Lacs-Orford, Jacques Darche et la compagnie 9116-9615. À la fin du processus, le Parc Orford passera de 5500 hectares à près de 11 000 hectares (108 km carrés).
Line Beauchamp assure que les terres relèvent officiellement du domaine public depuis le 6 juin. La gestion a été confiée à la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), mais la superficie ne sera intégrée au Parc Orford que lorsque les autres secteurs seront aussi acquis par Québec. La chasse et les promenades en VTT y demeurent donc, pour l'instant, des activités autorisées.
Le député d'Orford, Pierre Reid, jubilait. «Cette annonce confirme que le Mont-Orford occupe une place toute spéciale dans la stratégie québécoise du développement des aires protégées. Avec ses 108 kilomètres carrés et avec une montagne remise en état sur le plan écologique, le Mont-Orford occupera toute la place qui lui revient comme produit d'appel majeur pour l'écotourisme et sera synonyme, plus que jamais, d'un héritage d'une grande richesse pour nos enfants», commente-t-il.