Le MCI analysera les règlements des autres pays avant d'émettre ses propres recommandations sur un éventuel contrôle des embarcations à moteur sur le lac Memphrémagog. (photo archives: Dany Jacques)
Le MCI garde les bateaux à moteur à l'œil
Le groupe Memphrémagog Conservation Inc. (MCI) ne poussera pas les Municipalités riveraines à imiter celles du lac Massawippi, qui veulent éliminer la pratique du «wakeboard», mais suivra attentivement les embarcations à moteur sur son plan d'eau.
Le bruit de certains bateaux de course, ainsi que l'impact des vagues sur les berges, est au cœur d'une vieille bataille du MCI. Ses dirigeants actuels ne souhaitent toutefois pas profiter du dossier du Massawippi pour demander aux six conseils municipaux entourant le lac Memphrémagog de contrôler davantage la circulation sur le plan d'eau.
La présidente du MCI, Gisèle Lacasse Benoit, demeure néanmoins d'avis que la présence des 4000 embarcations sur le lac Memphrémagog cause des impacts sociaux et environnementaux. Elle préfère analyser la situation plus en profondeur, comme les règlements qui existent ailleurs dans le monde, avant d'insister auprès des municipalités, qui ont déjà beaucoup de travail. «Il y a des provinces canadiennes qui interdisent pourtant la présence de bateaux à moteur sur tous les lacs réservoirs d'eau potable», lance-t-elle.
Plus près de chez nous, elle observe depuis quelques années un plus grand nombre de marinas, ainsi qu'un plus grand nombre de bateaux amarrés à ces quais. «Oui, certains types de bateau accélèrent l'érosion, mais il faut aussi surveiller le bruit des bateaux de courses, qui est entendu jusqu'à un kilomètre dans les terres», déplore-t-elle.