Hélène Guy montre ici le fruit de son travail de recherches, un ouvrage intitulé «L'atelier d'écriture en questions», qu'elle a peaufiné avec son collègue André Marquis. (photo: Vincent Cliche)
Les ingrédients pour écrire une bonne histoire
Coauteure du recueil «L'atelier d'écriture en questions», la Magogoise Hélène Guy propose aux écrivains en herbe les meilleurs ingrédients pour écrire une bonne histoire sans toutefois en dévoiler la recette secrète.
En compagnie de son collègue et professeur de créativité littéraire à l'Université de Sherbrooke, André Marquis, Mme Guy a débuté sa recherche en se concentrant sur les nombreux questionnements que se posent les auteurs en devenir. A-t-on besoin d'un plan pour écrire? Où trouve-t-on l'inspiration? Comment écrire une bonne histoire? Comment bien décrire ses personnages?
Ces questions, on les retrouve à l'intérieur de l'ouvrage «L'atelier d'écriture en questions». Toutefois, on n'y trouve aucune réponse définitive. «Quelqu'un qui cherche des trucs ne les trouvera pas dans notre livre», lance-t-elle.
Même sans réponses claires, l'essai demeure tout de même une mine d'or d'information, selon ses auteurs. «On est allé lire une centaine d'essais et d'entrevues d'auteurs et on propose leur façon de faire. Ce sont les écrivains qui donnent le ton à notre ouvrage. C'est un peu comme si on remettait aux futurs auteurs les ingrédients d'une recette sans toutefois leur indiquer la marche à suivre», s'empresse de dire Mme Guy.
Elle-même professeure à la faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke, Hélène Guy a passé de nombreuses années en recherche pour trouver toutes ses sources. Le résultat: une bibliographie d'une dizaine de pages, mais combien complète. Le tout écrit par son complice André Marquis.
Un ouvrage honoré
«L'atelier d'écriture en questions» a récemment été récompensé. En effet, l'ouvrage a remporté la palme dans le volet Essai du Grand prix du livre de la Ville de Sherbrooke, le 1er mai dernier.
En plus de donner de la visibilité à son livre, Hélène Guy croit que cet honneur vient mettre l'écriture à l'avant-plan. À l'intérieur de son discours de remerciements, l'auteure a lancé l'idée d'un plan d'urbanisme littéraire. «Lorsqu'on construit quelque chose de nouveau, pourquoi ne pas graver sur pierre un court texte qui a un lien avec la construction? À part la montagne qui porte son nom, pourquoi n'y a-t-il rien au mont Orford qui rappelle le poète qui a écrit "À l'Orford", Alfred Desrochers, se questionne-t-elle. Ça serait beau et ça viendrait donner un sens à la ville.»