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La gravure a marqué la vie de Monique Girard

Vincent Cliche par Vincent Cliche
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Article mis en ligne le 5 mai 2008 à 5:58
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La gravure a marqué la vie de Monique Girard
L'artiste Monique Girard expose ses œuvres lors de la 3e présentation de «La gravure en Estrie», à la Galerie des artistes du Canton. (photo: Vincent Cliche)
La gravure a marqué la vie de Monique Girard
L'une des onze artistes de la troisième exposition «La gravure en Estrie», présentée à la Galerie des artistes du Canton, raconte comment cette technique artistique a marqué sa vie.
Monique Girard a toujours eu un faible pour la gravure. Elle a d'ailleurs fait un stage pour perfectionner cet art à Paris, en 1971. Une œuvre de sa production française recouvre d'ailleurs un mur de la salle Mobilis, dans cette galerie située en plein cœur du centre-ville de Magog.

Quelques années plus tard, un accident change complètement la vie de Mme Girard. En manipulant sa gravure, qui baignait dans l'eau-forte (acide), le liquide éclabousse et atteint son œil, rendant sa vision quelque peu déficiente. «Dans le temps, on avait des masques, mais on ne s'en servait pas», avoue-t-elle.

Même si cet accident l'a grandement affectée, Monique Girard a toujours continué d'aimer les arts. Laissant de côté la gravure, elle prend plaisir à dessiner et à manier l'aquarelle. «La popularité de la gravure avait diminué à l'époque. Les procédés étaient devenus beaucoup trop dangereux. La mode avait changé», explique-t-elle.

Lorsqu'elle a ressorti ses gravures pour l'exposition, Mme Girard a eu un petit pincement. «Ça m'a donné le goût de recommencer, mentionne-t-elle. Aujourd'hui, le procédé est beaucoup plus sécuritaire (par presse). Je crois bien en refaire pour l'an prochain avec mon amie, Deborah Davis.»

Le fait d'être entourée par d'autres artistes qui apprécient la gravure ajoute aussi au plaisir d'en refaire. «Cet art m'a toujours manqué. En plus, j'adore les groupes. C'est là qu'on apprend le plus. C'est de l'énergie. Ici, on rencontre la création à travers d'autres créations», résume Mme Girard.

Les œuvres de l'artiste de 72 ans, qui, soit dit en passant, se sent toujours très moderne, sont exposées jusqu'au 1er juin prochain, à la Galerie des artistes du Canton de Magog.

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