Les compressions annoncées par la Commission scolaire des Sommets toucheraient l'équivalent de 14 % des postes d'enseignants à l'école secondaire de La Ruche. (photo archives: Vincent Cliche)
Pas 42, mais 66 suppressions de postes, selon le syndicat
Le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) déplore que la Commission scolaire des Sommets minimise les coupures de postes à 42, car ses propres calculs donnent plutôt une compression totale de 66 postes à temps plein, soit l'équivalent de 14 % du personnel enseignant des régions de Magog, d'Asbestos et Windsor.
La présidente de la SEE, Sylvie Simoneau, monte aux barricades et prévoit un vent d'opposition, qui pourrait être dévoilé dès la semaine prochaine. «Ces compressions auront des conséquences négatives sur les enseignants, sur les élèves et sur les parents. Elles occasionneront très certainement une réduction de la qualité des services offerts à la clientèle», proteste-t-elle.
Mme Simoneau ne comprend pas les calculs de la CSS. Pour elle, ce ne sont pas 42 postes qui seront supprimés, mais bel et bien l'équivalent de 66 postes au primaire et au secondaire. Selon elle, la direction de la CSS n'intègre pas les fractions de tâches, qui sont habituellement dévolues aux statuts précaires travaillant moins de 100 %. Ce seront encore les jeunes enseignants qui écoperont», déplore-t-elle.
La présidente du SEE peste aussi contre la disparition de 19 postes d'orthopédagogues œuvrant auprès des élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage (EHDAA) au secondaire. S'ajoutent la coupure de six enseignants en mathématiques, de trois en français, de trois en éducation physique et d'un autre en anglais.
Au primaire, la compression se traduira par l'élimination d'une vingtaine d'enseignants titulaires, ainsi que de cinq spécialistes œuvrant auprès d'une clientèle particulière. «Dans les deux cas, les élèves aux besoins particuliers quitteront leurs spécialistes pour joindre les classes régulières. Les enseignants devront donc adapter leur façon de faire, ce qui alourdira encore une fois leur charge de travail. Les élèves paieront malheureusement le prix du combat contre le déficit», termine-t-elle.
Contrairement à l'avis du syndicat, la Commission scolaire des Sommets assure que les services offerts à cette dernière clientèle seront maintenus.