La directrice générale de la Commission scolaire des Sommets, Yolande Nantel, assure que l'exercice a été réalisé selon les règles de l'art. (photo archives : Dany Jacques)
La réorganisation scolaire touchera 5 % des postes d'enseignants
Les compressions se précisent à la Commission scolaire des Sommets
La Commission scolaire des Sommets (CSS) annonce ses couleurs pour contrer la décroissance de sa clientèle et s'éloigner des déficits budgétaires. Sa nouvelle organisation scolaire touchera 5 % des postes d'enseignants du territoire couvrant Magog, Windsor et Asbestos.
La diminution des 2180 élèves depuis dix ans provoque une réduction du nombre de groupes, ce qui affectera 42 postes d'enseignants. Cependant, la directrice générale de la CSS, Yolande Nantel, tient à considérer les départs à la retraite ou pour d'autres fonctions pour réduire ce nombre à 25 personnes (16 personnes mises en disponibilité et neuf autres non rengagées). «Ces 25 personnes, réparties au préscolaire, au primaire, au secondaire et à la formation professionnelle, représentent 5 % des postes d'enseignant. Parmi elles, certaines seront affectées à des tâches à la rentrée scolaire, ce qui diminuera leur nombre», explique Mme Nantel.
La directrice générale précise aussi que la commission scolaire n'a jamais réduit le nombre de ses enseignants, et elle le fera dans le respect des ratios maître-élèves des conventions collectives.
Cette opération aura des répercussions dans la majorité des écoles des trois MRC couvertes par la CSS, en proportion de la clientèle et en fonction de la diminution celle-ci. Rien n'est confirmé, mais on parle de l'équivalent de 11,5 postes à l'école secondaire de La Ruche.
Contrairement à l'avis du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie, Yolande Nantel assure le maintien des services actuellement offerts aux élèves handicapés ou en difficulté d'apprentissage (EHAAD). «Il n'y aura aucun changement pour ces élèves identifiés par le ministère. Aucune diminution d'effectif ne touche les services professionnels offerts à cette clientèle. Ceux-ci auront tous accès aux enseignants et aux services dont ils ont besoin », plaide-t-elle.
À l'inverse, elle admet que les calculs de la commission scolaire ne comprennent pas les contractuels n'ayant pas de vrai poste. Une donnée que le syndicat s'approprie pour hausser le nombre de postes affectés (lire texte suivant).
Yolande Nantel explique l'urgence d'agir par la décroissance de la clientèle et sur les déficits qui s'accumulent. «Si aucun changement n'était effectué pour la prochaine année scolaire, le déficit cumulé en 2008-2009 serait de 2,9 millions $. Une telle situation est inacceptable dans un contexte de saine gestion des fonds publics en plus d'être interdite par la Loi sur l'instruction publique», insiste-t-elle.
La commission scolaire rappelle la prudence dans tous les chiffres, car le portrait réel sera dévoilé à la mi-juin.