Voici à quoi ressemblait le chemin Channel avant l’arrivé du camion compacteur. Les résidants étaient dans l’obligation de franchir cette route cahoteuse pour pouvoir sortir de leur domicile.
À vos risques et péril sur le chemin Channell
Des citoyens de Magog sont atterrés. Le chemin Channel, qui se rend à leur domicile, est devenu une vraie montagne russe remplie de cratères. La situation est si alarmante que la Ville a déposé, à l’entrée de la route, une affiche inscrit «À vos risques et péril».
Depuis trois semaines, et ce, en pleine période de dégel, plusieurs camions lourds sont dans l’obligation d’emprunter le chemin secondaire du secteur Canton pour transporter le sable et la terre d’une résidence en construction. Résultat: l’unique route empruntable par les résidants du coin est complètement finie.
Selon une citoyenne qui préfère taire son identité, la Ville est au courant depuis trois semaines, mais aucune mesure concrète n’a été prise. «On est découragé de voir le temps de réponse de Magog. Nous sommes plusieurs à avoir dénoncé la situation mais rien n’a encore été fait. Un camion compacteur tente d’aplanir la route depuis le 22 avril mais c’est loin d’être satisfaisant», constate-t-elle.
En effet. Le journal Le Reflet du Lac s’est déplacé pour constater l’ampleur des dégâts et la route était dans un piteux état. Il a même fallu s’arrêter sur le bord du chemin pour s’assurer que notre véhicule pouvait continuer sans dommage.
Le maire de Magog, Marc Poulin, assure que la ville a pris connaissance du dossier mais elle doit attendre la fin de la période du dégel avant d’effectuer les réparations. «Nous sommes dans une période précaire. Si nous allons réparer la route immédiatement avec nos gros camions, nous allons la briser davantage. Le dégel doit se terminer normalement vers le 24 mai alors les résidants devront s’armer de patience», explique M. Poulin.
Également, le maire admet qu’il y a eu négligence de l’entrepreneur qui est responsable des travaux de la nouvelle résidence. «En période de dégel, on demande de remplir les camions à demi-charge. Ce qui n’a évidemment pas été respecté dans ce cas. Nous avons pris contact avec le responsable pour l’avertir qu’il y aura possiblement une montant qui lui sera facturé pour couvrir les réparations», admet le maire.
Une erreur qui ne se reproduira plus
Marc Poulin assure que la ville a pris, le 23 avril dernier, une décision concrète pour éviter qu’une situation identique se reproduise. «Dorénavant, il n’y aura plus de permis de construction qui seront distribués lors de la période de dégel pour les résidences qui désirent se construire dans des chemins de terre et de gravier. On veut ne veut plus que des situations aussi désolantes surviennent», confirme le maire.
André Roussel
Commentaire mis en ligne le 25 avril 2008Ce n'est pas la première bavure de la part de la ville de Magog. Ce nouvel évènement ainsi que ceux survenus l'année dernière démontrent à quel point la Ville est peu soucieuse des résidants du Canton.