La fermeture officielle s'approche de l'ancienne CS brooks.
L'espoir s'amenuise chez CSBS
L'espoir de redémarrer la production de literie à l'usine magogoise CSBS demeure très mince.
Un très sérieux doute s'est installé dans l'esprit des travailleurs, du syndicat et des acteurs politico-économiques.
Un représentant du Syndicat catholique du textile, Daniel McCutcheon, confirme cet état d'âme, mais ne lance pas la serviette pour autant. Il espère toujours que la compagnie américaine profitera de son délai prolongé jusqu'au 18 avril pour trouver un nouvel acquéreur. «On garde espoir, car on n'a pas encore reçu de décision finale. Une transaction serait une bonne avenue pour les employés, mais le doute s'installe lentement», avoue-t-il.
M. McCutcheon s'attriste face à la tournure des événements, surtout en pensant que les deux usines de textiles comptaient entre 1200 et 1400 travailleurs il y a moins de cinq ans!
CSBS a obtenu un autre délai pour présenter une proposition de remboursement à ses créanciers, le 31 mars dernier. Cependant, les deux options qui demeurent sur la table concernent une transaction, mais aussi la liquidation de ses actifs, ce qui signifierait une fermeture de l'ancienne CS Brooks.
Cette autre mauvaise nouvelle occasionnerait la perte d'emploi aux 70 personnes qui œuvraient dans l'usine, en décembre dernier. 200 travailleurs sont toutefois toujours sur la liste d'ancienneté.
Le directeur général du Centre local de développement (CLD) de la MRC de Memphrémagog, Ghyslain Goulet, conserve aussi de minces espoirs après quelques tentatives de rapprochement entre les parties syndicale et patronale. «Ce n'est toutefois pas notre travail de négocier pour eux», prévient-il. M. Goulet regrette aussi les mauvaises nouvelles successives, qui risquent d'éloigner les investisseurs de la région.
Dans La Tribune du 10 avril, le syndic Jean Gagnon (Raymond Chabot Grant Thornton) prévoit une fermeture à moins d'un miracle. Ses derniers contacts avec la compagnie laissent entrevoir une fermeture puisque les dirigeants américains ne songeraient même pas à déposer un plan de remboursement à leurs créanciers.
CSBS se trouve sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies depuis quelques mois. Sa dette s'élève à 22 millions $, mais 20 M $ sont réclamés par le propriétaire de CSBS!